Le Ghana a rapatrié 1 964 de ses ressortissants qui souhaitaient quitter l’Afrique du Sud en raison des violences xénophobes. Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a défendu cette opération et appelé à saluer la rapidité de la réaction de son gouvernement.
Il s’est exprimé le 10 octobre 2026 dans l’émission télévisée *Key Points*, diffusée par TV3, au cours d’un entretien consacré notamment aux tensions persistantes autour de l’immigration en Afrique du Sud.
Selon le ministre, les autorités ghanéennes ont organisé le retour des citoyens qui se sentaient menacés, avaient subi des attaques ou avaient trouvé refuge dans des lieux sûrs, notamment à la mission diplomatique du Ghana à Pretoria et dans une église pentecôtiste.
Samuel Okudzeto Ablakwa a précisé que l’opération reposait sur le volontariat. Les personnes souhaitant être évacuées pouvaient s’inscrire sans distinction liée à leur origine régionale ou à leur appartenance politique. Pour le chef de la diplomatie ghanéenne, la nationalité constituait le seul critère.
Le ministre estime que cette intervention marque une réaction particulièrement rapide du Ghana face aux épisodes de violences visant des ressortissants étrangers. Il a également rappelé que son ministère considère la protection des citoyens à l’étranger comme une responsabilité prioritaire.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de nouvelles tensions en Afrique du Sud autour de la question des demandeurs d’asile. Le ministre ghanéen a toutefois insisté sur la nécessité de protéger tout citoyen qui se trouve en danger, quel que soit le pays où il réside.



