Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle française de 2027, a annoncé mardi 6 octobre un objectif de 140 milliards d’euros nets d’économies sur cinq ans, avec une baisse de 30 milliards d’euros des impôts sur la même période.
Présentant les grandes lignes de son projet budgétaire à Paris, la candidate a fixé plusieurs objectifs pour les finances publiques. Elle veut ramener le déficit sous 3 % du produit intérieur brut en 2030 et réduire la dette publique à 112 % du PIB à l’horizon 2032.
Marine Le Pen a également défendu l’instauration d’une « règle d’or budgétaire » inscrite dans la Constitution et soumise à référendum. Cette mesure viserait à imposer une diminution régulière du déficit et de la dette publics.
Sur les retraites, la candidate du RN maintient sa volonté de revenir à un âge légal de départ à 62 ans, avec la possibilité d’un départ à 60 ans pour certaines catégories de travailleurs, contre 64 ans depuis la réforme mise en œuvre sous Emmanuel Macron.
Son projet prévoit aussi plusieurs mesures sur l’immigration et les dépenses publiques. Marine Le Pen estime que la « priorité nationale » et une reprise en main de la politique migratoire pourraient générer jusqu’à 29 milliards d’euros d’économies annuelles à terme.
Le programme cible également la contribution française au budget de l’Union européenne, la politique de la ville, les associations et l’aide au développement. Le RN veut par ailleurs réduire les effectifs de l’administration, des agences et d’autres organismes publics, avec la suppression annoncée de plus de 200 000 postes sur cinq ans.
Marine Le Pen affirme que cette trajectoire doit permettre de restaurer l’équilibre des comptes publics tout en limitant la pression fiscale. Son projet intervient dans un contexte de déficit public et de dette élevés, alors que le débat sur le redressement des finances françaises occupe une place importante dans la campagne présidentielle de 2027.



