Le président sud-soudanais Salva Kiir Mayardit a annoncé, mardi 22 septembre 2026, la dissolution du gouvernement de transition. Cette décision intervient à trois mois des élections générales prévues le 22 décembre prochain.
L’annonce a été faite à Juba au cours d’une réunion élargie de la présidence. Les vice-présidents, les responsables des partis politiques, les conseillers présidentiels, les ministres et plusieurs hauts responsables de l’État ont pris part à la rencontre.
Selon Salva Kiir, cette décision répond aux dispositions légales liées à l’organisation des élections. Le chef de l’État a rappelé qu’une réunion élargie de la présidence, tenue le 10 décembre 2025, avait réuni les responsables politiques autour de l’objectif de mettre fin à la période de transition et de préparer les élections générales.
Les responsables politiques présents à la réunion du 22 septembre ont réaffirmé leur soutien à la tenue du scrutin.
Salva Kiir a également assuré que l’Accord revitalisé sur le règlement du conflit au Soudan du Sud (R-ARCSS) reste en vigueur. Il a indiqué avoir défendu cette position lors de ses échanges avec l’Union africaine, l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et le Comité ad hoc de haut niveau de l’Union africaine sur le Soudan du Sud, connu sous le nom de C5.
Le président a présenté plusieurs avancées dans les préparatifs électoraux. Sur le plan juridique, il a indiqué que certaines lois constitutionnelles et électorales ont été modifiées afin de lever des obstacles à l’organisation du scrutin. Il a aussi annoncé l’enregistrement d’environ 39 partis politiques auprès du Conseil des partis politiques.
Les modifications du cadre juridique permettent de dissocier l’organisation des élections de l’achèvement du processus de rédaction de la Constitution permanente ainsi que du recensement général de la population et de l’habitat.
Sur le plan administratif et logistique, Salva Kiir a indiqué que la Commission électorale nationale dispose désormais d’un siège et de bureaux dans les différents États du pays. Des opérations d’éducation civique ont débuté et les centres prévus pour l’enregistrement des électeurs ont fait l’objet d’une évaluation à l’échelle nationale. L’enregistrement des électeurs doit débuter prochainement.
Le chef de l’État a également fait état de la poursuite des préparatifs sur le plan sécuritaire afin de garantir les conditions nécessaires au déroulement du processus électoral.
Salva Kiir a par ailleurs salué le soutien des membres du C5 au processus électoral. Il a aussi cité la position du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, qui avait reconnu, lors de sa 1264e réunion en août, l’engagement du gouvernement sud-soudanais en faveur de la tenue d’élections en décembre 2026.
La dissolution du gouvernement intervient exactement trois mois avant la date du scrutin fixée par la Commission électorale nationale.
Les responsables politiques présents à la réunion ont accueilli cette décision et réaffirmé leur volonté de participer au dialogue interpartis. Cette concertation doit porter sur les questions politiques et électorales encore en suspens, ainsi que sur les conditions nécessaires au déroulement du scrutin.



