À quelques jours du coup d’envoi de la Coupe du monde 2026 prévue du 11 juin au 19 juillet aux États-Unis, au Mexique et au Canada, une controverse éclate autour de l’arbitre somalien Omar Artan. Sélectionné par la FIFA parmi les officiels africains retenus pour la compétition, il aurait été refoulé dès son arrivée sur le territoire américain.
Selon plusieurs informations concordantes, l’arbitre n’a pas été autorisé à entrer aux États-Unis malgré des démarches diplomatiques engagées pour faciliter son déplacement. Confronté à des difficultés d’obtention de visa en raison de restrictions liées à son pays d’origine, il aurait voyagé avec un passeport diplomatique obtenu grâce à l’appui de l’ambassade de Somalie à Nairobi, après un itinéraire passant par le Kenya et la Turquie.
À son arrivée, les autorités américaines auraient décidé de le renvoyer vers la Turquie, compromettant ainsi sa participation au Mondial, sauf intervention de dernière minute de la FIFA.
Omar Artan, désigné meilleur arbitre africain en 2025 par la Confédération africaine de football (CAF), figurait parmi les sept arbitres africains sélectionnés pour officier durant la compétition. Sa situation suscite de nombreuses réactions dans les milieux du football africain.
L’affaire alimente également des critiques sur les conditions d’accès au territoire américain pour certaines délégations sportives, plusieurs cas similaires ayant été évoqués concernant des joueurs, des officiels ou des membres de staff lors des phases préparatoires du tournoi.
Dans l’opinion publique, cette situation relance le débat sur l’organisation de cette édition de la Coupe du monde et sur les tensions entre impératifs sportifs et décisions administratives des pays hôtes.



