Les services de sécurité nigérians annoncent avoir démantelé un réseau de trafiquants d’armes soupçonné d’être impliqué dans la fourniture d’armement aux auteurs de l’enlèvement massif survenu en novembre 2025 à l’école catholique St. Mary’s de Papiri, dans l’État du Niger.
Selon un communiqué du Department of State Services (DSS), cinq suspects ont été interpellés, dont deux ressortissants étrangers. Ils sont accusés d’avoir servi de courroie d’approvisionnement en armes aux groupes armés responsables de l’attaque ayant conduit à l’enlèvement de près de 300 élèves et membres du personnel scolaire.
L’opération a débuté avec l’interception de trois suspects sur l’axe routier Zaria–Kaduna, alors qu’ils tentaient de réceptionner une cargaison d’armes. Une intervention ultérieure a permis l’arrestation de deux autres individus identifiés comme Goni Ibrahim, un ressortissant de la région de Diffa au Niger, et son complice Tukur Sani.
Lors de cette opération, les forces de sécurité ont saisi un important arsenal composé de 15 fusils AK-103, 15 chargeurs et plus de 1 400 munitions de calibre 7,62 mm dissimulés dans un véhicule.
Quelques jours plus tard, un autre membre présumé du réseau, identifié comme Alhaji Adamu, alias Gado Banufe, a été arrêté dans l’État de Kebbi, dans le nord-ouest du pays.
Les premières conclusions de l’enquête indiquent que les suspects jouaient un rôle central dans l’approvisionnement en armes des groupes armés impliqués dans l’attaque de Papiri, considérée comme l’une des plus importantes prises d’otages scolaires des dernières années au Nigeria.
Le 21 novembre 2025, des hommes armés avaient pris d’assaut l’établissement scolaire, enlevant des centaines d’élèves et d’enseignants. Si certains otages avaient réussi à s’échapper lors de l’attaque, plus de 250 personnes avaient été emmenées vers la réserve forestière de Kainji Lake.



