En France, le gouvernement a affirmé qu’il n’existe pas de risque de pénurie de carburant malgré les tensions au Moyen-Orient. L’exécutif a tenu ces propos ce jeudi 30 avril 2026, dans un contexte de hausse des inquiétudes sur les marchés de l’énergie. La porte-parole du gouvernement et ministre chargée de l’Énergie, Maud Bregeon, a indiqué que seulement 4 % des stations-service rencontrent des difficultés d’approvisionnement. Elle a précisé que ce niveau reste habituel et ne traduit pas une situation de crise.
Les autorités ont également mis en avant l’existence de stocks stratégiques importants. La France dispose d’environ 100 millions de barils en réserve, soit plus de trois mois de consommation. À ce stade, moins de 2 % de ces stocks ont été utilisés, un volume jugé limité par le gouvernement.
Dans le même temps, l’exécutif a demandé au groupe TotalEnergies de prolonger le plafonnement des prix des carburants. Le gouvernement a insisté sur la nécessité de maintenir ce dispositif afin de protéger le pouvoir d’achat des ménages.
La ministre a aussi averti que les effets du conflit international pourraient se prolonger sur les prix, même en cas d’apaisement rapide. Elle a souligné que les marchés de l’énergie réagissent avec retard aux évolutions géopolitiques.
TotalEnergies a, de son côté, défendu ses résultats financiers, marqués par une forte hausse de ses bénéfices au premier trimestre. Le groupe a mis en avant ses investissements mondiaux et ses engagements dans la transition énergétique.
Le débat sur les « superprofits » a été relancé, certains responsables politiques appelant à une redistribution partielle des gains réalisés dans un contexte de prix élevés. Le groupe rappelle toutefois qu’il contribue déjà à l’effort fiscal et au plafonnement des prix à la pompe.



