Présidentielle de 2029 au Sénégal : une réforme électorale relance la perspective d’une candidature du PM Ousmane Sonko 

 

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, mardi 28 avril 2026, une réforme du code électoral qui pourrait permettre au Premier ministre Ousmane Sonko de briguer la présidence en 2029. Le texte modifie les règles liées à la déchéance des droits civiques, en limitant leur durée et en introduisant un effet rétroactif. Cette évolution juridique pourrait lever les obstacles qui avaient empêché Ousmane Sonko de se présenter à la présidentielle de 2024, après sa condamnation pour diffamation.

À l’époque, il avait été remplacé par son allié politique, Bassirou Diomaye Faye, aujourd’hui chef de l’État. Pour les partisans du pouvoir, cette réforme vise à corriger un dispositif électoral jugé restrictif et à harmoniser les conditions d’éligibilité. Ils estiment également que les mesures d’apaisement adoptées en 2024 ont déjà effacé les conséquences judiciaires pesant sur le leader de Pastef.

L’opposition, en revanche, dénonce une loi conçue sur mesure. Plusieurs figures politiques et de la société civile y voient une manœuvre destinée à garantir la candidature de Sonko en 2029, dénonçant un texte « personnel » et potentiellement dangereux pour l’équilibre institutionnel.

Malgré son adoption, la réforme devra encore passer l’étape du contrôle du Conseil constitutionnel, seul habilité à valider les candidatures à la prochaine élection présidentielle.

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