Algérie : jusqu’à 10 ans de prison requis dans l’affaire de corruption IMETAL

 

Le parquet de la Cour d’Alger a requis de lourdes peines dans une affaire de corruption impliquant le groupe public des industries minières, sidérurgiques et métallurgiques IMETAL ainsi que plusieurs de ses filiales.

Selon les réquisitions rendues publiques, les peines demandées vont jusqu’à 10 ans de prison ferme, en plus de la confiscation des biens saisis. Le verdict est attendu pour le 5 mai 2026 devant la dixième chambre pénale de la juridiction concernée.

Le principal accusé, identifié sous les initiales L.A., ancien dirigeant du groupe Sider, risque la peine la plus lourde. D’autres responsables, dont des cadres du complexe sidérurgique d’El Hadjar et de diverses entreprises publiques, font également face à des réquisitions allant de 5 à 8 ans de prison.

Le ministère public a retenu plusieurs chefs d’inculpation, notamment l’octroi d’avantages indus dans des marchés publics, le détournement de fonds, l’abus de fonction et le blanchiment d’argent dans le cadre d’une organisation criminelle. Des amendes ont également été demandées à l’encontre des personnes morales impliquées.

Cette affaire s’inscrit dans une série de poursuites liées à la gestion de plusieurs entreprises publiques. Des condamnations avaient déjà été prononcées dans une précédente phase du dossier par le pôle pénal économique et financier de Sidi M’hamed, avec des peines allant jusqu’à 15 ans de prison et la confiscation de biens.

Certains prévenus ont été condamnés, d’autres acquittés, tandis que plusieurs personnes en fuite font toujours l’objet de mandats d’arrêt internationaux.

 

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