Le sculpteur français Michel Bassompierre est décédé à l’âge de 78 ans à Nantes, a annoncé sa famille. L’artiste laisse derrière lui une œuvre singulière, entièrement dédiée au monde animal. Reconnu pour ses sculptures aux formes douces et épurées, il s’était imposé comme une référence dans la représentation animale. Ours, gorilles, éléphants ou pandas prenaient vie sous ses mains, en bronze ou en marbre, dans des formats allant de quelques centimètres à plusieurs mètres.
Ses créations ont été exposées dans des lieux prestigieux, notamment au Jardin des Plantes, sur Park Avenue à New York ou encore au Musée océanographique de Monaco. À travers ses œuvres, Michel Bassompierre cherchait à rendre l’art accessible tout en sensibilisant à la fragilité du vivant.
Formé aux Beaux-Arts de Rouen, il avait développé très tôt une fascination pour la faune, nourrie par ses visites au Muséum national d’histoire naturelle et au zoo de Vincennes. Son travail s’accompagnait souvent d’une démarche pédagogique, avec des interventions de scientifiques et d’ONG pour alerter sur les menaces pesant sur les espèces.
Victime d’un malaise suivi d’une chute, il avait été plongé dans le coma avant de s’éteindre. Son œuvre, saluée par de nombreuses personnalités dont le comédien François Cluzet, demeure un témoignage fort de la relation entre l’homme et le monde animal.



