Le président américain Donald Trump a une nouvelle fois repoussé l’ultimatum adressé à l’Iran. Le délai est désormais fixé à mardi soir à Washington, sans précisions sur les conditions exactes exigées. Ce report intervient dans un contexte de tensions persistantes entre États-Unis et Téhéran. Washington réclame notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce pétrolier mondial fortement perturbé par la crise.
Le chef de la Maison-Blanche évoque à la fois une possible issue diplomatique et des frappes ciblées contre des infrastructures iraniennes en cas d’échec des discussions. Il affirme toutefois vouloir garantir la sécurité des négociateurs iraniens en leur accordant une forme d’immunité.
Il s’agit du troisième report en quelques jours. Fin mars, un premier ultimatum avait déjà été prolongé, révélant une stratégie américaine jugée instable par plusieurs observateurs.
Depuis l’offensive lancée fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, les tensions ne cessent de s’aggraver. Le conflit a déjà fait plus de 1 300 morts, selon des sources officielles.
Aux États-Unis, cette posture suscite des critiques. Des responsables politiques dénoncent des déclarations contradictoires et s’inquiètent des conséquences d’éventuelles frappes, notamment sur les installations civiles.
L’administration américaine se retrouve ainsi sous pression. Elle doit gérer une crise aux impacts économiques mondiaux tout en tentant de maintenir une ligne stratégique cohérente face à l’Iran.


