Centrafrique : Faustin-Archange Touadéra a prêté serment ce lundi

Le Professeur Faustin-Archange Touadéra est officiellement déclaré et investi président de la République centrafricaine ce 30 mars 2026 devant plusieurs personnalités politiques de l’intérieur comme de l’extérieur. Cette proclamation consacre la continuité de son pouvoir à la tête du pays, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires, politiques et économiques persistants.

 

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

DISCOURS

 

DE SON EXCELLENCE LE PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT

 

A L’OCCASION DE SON INVESTITURE A LA MAGISTRATURE

SUPREME DE L’ETAT

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BANGUI, LE 30 MARS 2026

 

LIEU : STADE 20.000 PLACES

 

– Excellences Messieurs les Chefs d’Etat, Chers Frères ;

 

– Mesdames et Messieurs les Représentants des Chefs d’Etat ;

 

– Mesdames les Premières Dames de Centrafrique ;

 

– Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale;

 

– Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

 

– Madame et Monsieur les Anciens Chefs d’Etat de Transition ;

 

– Messieurs les Anciens Premiers Ministres ;

– Excellences, Mesdames et Messieurs les membres du Corps diplomatique ;

 

– Mesdames et Messieurs les Représentants des Corps constitués de l’Etat ;

 

– Madame la Présidente de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui ;

 

– Distingués invités ;

 

– Mesdames et Messieurs ;

 

– Mes très Chers Compatriotes ;

 

En ce jour historique du 30 mars 2026, où je prends solennellement la responsabilité divine et nationale de présider aux destinées de la République Centrafricaine, je voudrais, avant toutes choses et avec humilité, rendre grâce à Dieu qui, dans sa prescience, m’a choisi pour exercer ce sacerdoce.

 

En effet, le 28 décembre 2025, le peuple centrafricain a réaffirmé son attachement au suffrage universel comme seul mode d’accession à la Magistrature suprême de l’Etat, en me renouvelant souverainement sa confiance pour un mandat de sept ans, dès le premier tour du scrutin présidentiel.

 

Avec gravité et responsabilité, je mesure pleinement l’honneur que mon peuple m’a fait, en me confiant la lourde mission de continuer l’œuvre collectivement assumée pour sauver notre beau pays du naufrage auquel le destinaient ses fossoyeurs.

 

Le quadruple scrutin organisé ce jour-là a été jugé libre, inclusif, transparent et équitable par toutes les missions d’observations et la communauté internationale, preuve de la maturité démocratique de notre pays.

 

Aujourd’hui, devant Dieu, devant le peuple, titulaire de la souveraineté nationale et en présence de tous les corps constitués de l’Etat, je viens de renouveler mon serment de fidélité à la Constitution, mon engagement à servir la Nation et ma responsabilité de construire un avenir prospère pour tous.

 

Tout ce succès démocratique, nous le devons tant à nous-mêmes qu’à la communauté internationale dont je salue la présence nombreuse à cette cérémonie.

 

Au nom du peuple centrafricain et au mien propre, je tiens à remercier chaleureusement leurs Excellences les Chefs d’Etat, les Représentants des Chefs d’Etat, le Corps diplomatique, les Représentants des pays amis, des partenaires techniques et financiers ainsi que les amis venus de tous les horizons pour célébrer avec nous le triomphe de la démocratie.

 

Votre présence ici, Excellences, Mesdames et Messieurs, honore notre Nation et illustre la confiance que le monde place en nous.

 

Elle est aussi le signe éclatant que le peuple centrafricain n’est pas seule. Il est entouré des frères et des sœurs, des amis et des partenaires, unis par la solidarité africaine et la fraternité universelle sur lesquels il peut compter pour relever les défis de paix, de sécurité et de développement durable.

 

A vous tous, je souhaite la chaleureuse bienvenue et un agréable séjour en terre hospitalière de la République Centrafricaine.

 

Je réaffirme ma volonté inébranlable de travailler avec chacun d’entre vous au raffermissement de nos liens de fraternité, d’amitié et de coopération, pour la stabilité régionale, continentale et mondiale.

 

Je veux aussi remercier tous ceux qui ont soutenu notre processus électoral. Grâce à vous, le quadruple scrutin : présidentiel, législatif, régional et municipal a été organisé dans le délai constitutionnel.

 

A mes Frères et Sœurs Centrafricains, je tiens à réitérer mes vifs et chaleureux remerciements pour la confiance souverainement renouvelée, dès le premier tour du scrutin présidentiel.

 

Aux militantes, militants et sympathisants du Mouvement Cœurs Unis (MCU), aux partis alliés, aux associations, aux mouvements de soutien, je veux reconnaître solennellement que votre énergie et votre détermination ont été exemplaires.

 

Vous avez permis cette victoire historique, avec un taux de participation record et un suffrage qui resteront gravés dans les annales de la République.

 

Je reçois cette confiance comme un honneur, mais aussi comme une exigence de cohérence, de responsabilité et de résultats.

 

Comme vous le savez, dès aujourd’hui, une nouvelle page s’ouvre.

Si je vous dois cette victoire incontestable, je dois également vous rappeler que je suis dès maintenant le Président démocratiquement élu de tous les Centrafricains ; le Président de tous ceux qui n’ont pas voté pour nous et à qui nous devons tendre la main pour construire ensemble l’avenir de notre pays.

 

Nous devons transcender les clivages électoraux pour rassembler la Nation.

 

A ce propos, permettez-moi d’évoquer un événement qui a retenu mon attention : la coïncidence cette année du début du carême chrétien et du Ramadan, temps sacrés, symbolise pour moi une période rare de convergence spirituelle, une invitation pour les Chrétiens, les Musulmans et l’ensemble du peuple centrafricain à une quête commune de paix, de sécurité, de cohésion sociale et de solidarité.

 

Je ressens le devoir de vous informer que notre démocratie n’est pas seulement défiée par des débats d’idées, elle est aussi la cible des trames criminelles orchestrées par les ennemis de la République pour nous déstabiliser, nous diviser et, à terme, nous replonger dans le chaos.

 

En ce jour où je reçois la charge de notre Nation, je mesure le poids du mandat que vous m’avez confié.

 

Avec l’aide de Dieu, je l’exercerai avec courage, fermeté et responsabilité.

 

Je le défendrai avec une détermination absolue, avec tous les pouvoirs que me confère la Constitution, face aux ennemis de la République et leurs relais clandestins qui propagent la désinformation et le mensonge à travers les réseaux sociaux pour empoisonner les esprits vulnérables et créer les conditions d’un chaos dont les conséquences ne sont connues que de Dieu.

 

Je vous exhorte à rester vigilants et mobilisés pour défendre la démocratie et transformer notre Projet de société en résultats visibles pour tous.

– Excellences ;

– Distingués invités ;

– Mes très Chers Compatriotes,

 

Ces dernières décennies ont été pour notre Nation un temps de grandes tribulations, mais aussi un temps d’apprentissage collectif : apprentissage de la patience, du dialogue et de la responsabilité.

 

Ensemble, armés de notre amour pour la patrie et de notre volonté inébranlable de lui redonner sa dignité dans le concert des Nations, nous avons surmonté l’adversité.

 

Oui, nous avons connu l’humiliation. Nous avons connu la privation.

 

Mais, convaincus de la justesse de nos choix et de la noblesse de notre combat pour notre pays, nous avons tenu ferme, nous avons su maintenir le cap de la paix, de la stabilité et de la cohésion nationale retrouvées.

 

Sur les terribles ruines de la guerre civile, nous avons, au-delà de la résilience, avancé dans divers domaines et nous avons réussi là où d’autres prédisaient l’impossible.

 

Dans l’épreuve, s’est forgée peu à peu une conscience nationale plus lucide, plus exigeante, plus déterminée à préserver l’essentiel : l’Etat et la Nation.

 

Ainsi, à travers la Constitution du 30 août 2023, nous avons fait des choix clairs : le choix de la démocratie, le choix de l’Etat de droit, le choix de la souveraineté nationale, le choix du développement comme horizon commun.

 

Désormais, la République Centrafricaine ne se définit plus par ses fragilités d’hier, mais par l’ambition qu’elle nourrit pour son avenir.

 

Le message que vous avez envoyé à travers les urnes est clair : vous m’avez renouvelé votre confiance, mais vous avez aussi élevé votre exigence.

Exigence d’un Etat plus efficace ; exigence d’une gouvernance rigoureuse ; exigence d’une justice plus équitable ; exigence d’un développement plus visible dans la vie de chaque citoyen.

Je me suis acquitté et je continuerai de m’acquitter de cette responsabilité.

– Mes très Chers Compatriotes,

Aujourd’hui, nous célébrons un moment historique pour notre Nation.

 

Un moment de renouveau, de renaissance et d’espoir.

 

Je salue les efforts de toutes celles et tous ceux qui ont travaillé à mes côtés pour en arriver là.

 

Ce moment, nous le devons aussi au courage, au sacrifice de ceux et celles qui ont tenu lorsque tout vacillait.

 

En ce jour solennel, je rends hommage à nos forces de défense et de sécurité, à la MINUSCA ainsi qu’aux forces alliées bilatérales russes et rwandaises, ces hommes et femmes qui, chaque jour, risquent leur vie pour protéger la République.

 

– Mes très Chers Compatriotes ;

 

Aujourd’hui, nous sommes réunis pour marquer le début d’un nouveau chapitre dans l’histoire de notre Nation : la Septième République.

 

Par la volonté du Dieu Tout-Puissant et la volonté souveraine du peuple centrafricain, je suis le premier Président de la Septième République.

 

Oui, aujourd’hui, nous célébrons un moment historique, un moment où nous nous engageons devant Dieu et devant le monde entier, à bâtir un avenir meilleur pour notre Nation.

 

Nous sommes réunis aujourd’hui pour jurer de servir notre pays avec dévouement, intégrité et passion.

 

Nous sommes réunis pour prendre l’engagement solennel de travailler ensemble, main dans la main, pour relever les défis qui nous attendent et pour saisir les opportunités qui s’offrent à nous.

 

Nous avons un rêve commun : un pays prospère, juste et solidaire, où chaque citoyen peut vivre en paix et en sécurité.

 

– Mes très Chers Compatriotes ;

 

Comme je viens d’en prendre l’engagement par mon serment devant Dieu, devant vous et devant l’Histoire, je réitère que ma seule boussole restera comme toujours le souci de servir la République avec loyauté, fermeté et justice, dans le respect de la Constitution et des valeurs fondamentales de notre société.

 

Ainsi, je vous appelle à redoubler d’ardeur pour qu’ensemble nous fassions encore plus, que nous portions plus haut le rayonnement de notre pays et que plus loin soit entendu l’écho de sa voix.

 

Oui, ce jour s’ouvre une nouvelle ère, l’ère de la consolidation et de l’envol vers les horizons de la dignité retrouvée pour notre peuple et notre patrie.

 

C’est pour répondre à cet objectif que je dédie ce Septennat qui commence à la Transformation de la République Centrafricaine.

 

Si ce nouveau chapitre qui s’ouvre porte l’estampille particulière de la foi dans l’avenir et en notre communauté de destin, il ne manque pas d’âmes dont l’enthousiasme est inhibé par les chantres du défaitisme, du scepticisme et du chaos.

 

Pourtant, là où les prédictions de malheur prospéraient, nous avons fait pousser les branches de la confiance en nous-mêmes.

 

Comme toute œuvre inhérente à la nature humaine, nous avons accompli notre mission avec détermination avec cette passion de toujours faire mieux.

 

C’est en cela que nous inaugurons aujourd’hui un Septennat qui s’inscrit dans une dynamique de transformation pour mettre fin à un contexte exceptionnel, marqué par des décennies de fragilités institutionnelles, de crises récurrentes et de souffrances profondes.

 

Ce cap tient en une conviction : notre pays doit désormais entrer dans une phase où l’autorité de l’Etat se traduit par des résultats visibles, où l’économie offre des perspectives réelles, où chaque famille peut sentir que la République ne l’a pas oublié, et où l’exigence d’excellence redevient une valeur nationale.

Notre priorité sera de :

– consolider la paix, la sécurité, la réconciliation et l’unité nationales ;

 

– promouvoir la justice et l’égalité pour tous ;

 

– renforcer notre économie et créer des emplois pour nos jeunes ;

 

– proscrire la corruption et les mauvaises manières de servir la Nation ;

 

– digitaliser l’administration publique pour renforcer son efficacité et améliorer les ressources domestiques ;

 

– améliorer l’accès à l’éducation et à la santé pour tous ;

– construire des infrastructures : routes, chemins de fer, énergie, l’eau;

– protéger notre environnement, préserver et valoriser nos ressources naturelles ;

 

– défendre notre souveraineté et notre intégrité territoriale.

 

– Mes très Chers Compatriotes ;

 

La principale mission que je poursuivrai sans relâche est celle de garantir la paix et la sécurité par la mise en œuvre de l’Accord Politique pour la Paix et Réconciliation qui reste une boussole majeure.

 

Nous avons démontré notre foi en la paix et nous en récoltons les fruits. Les Compatriotes qui avaient pris les voies sinueuses de la guerre et de la violence reviennent dans la République et sont accueillis par les dispositifs idoines du DDR.

 

La paix retrouvée nous permettra de continuer la réalisation d’un autre chantier majeur qu’est la restauration de l’autorité et de la légitimité de l’État.

 

Un Etat présent sur l’ensemble du territoire, un Etat respecté parce qu’il est juste, un Etat fort parce qu’il est légitime.

 

Nous devons renforcer les bases d’un Etat qui offrira la protection à tous les citoyens, sans distinction.

 

Pour y parvenir, nous poursuivrons de manière encore plus résolue le rétablissement de la puissance publique avec un accent particulier sur la justice indépendante, impartiale et accessible, ainsi que des forces de défense et de sécurité reconnues et respectées dans leur caractère républicain et professionnel.

 

Je veillerai personnellement à ce que la justice fasse effectivement son travail et assure pleinement son rôle, ceci pour affermir et standardiser l’Etat de droit que nous nous sommes engagés à bâtir ensemble depuis mon premier mandat.

 

Aux partisans de l’injustice, je proclame la fin de l’impunité. Chacun devra désormais assumer les conséquences de ses actes dans le respect des lois et procédures en vigueur.

 

Là où la force voudra brimer le plus faible, la loi s’appliquera dans toute sa rigueur.

 

Alors que certains usent et abusent de leurs positions de pouvoir et d’influence pour s’aménager un statut d’intouchables, il sera rappelé sans ambages que l’impunité ne saurait être un mode de gouvernance.

 

Personne ne doit se placer au-dessus des lois. Personne ne pourra agir impunément.

 

Que le message soit dès aujourd’hui clair pour tous ceux qui ont prospéré sur les faiblesses de l’Etat.

 

Ceux qui troublent la paix, la tranquillité publique et tuent dans nos quartiers, nos villages ; ceux qui pillent nos ressources, ceux qui bafouent la justice, n’auront point de répit.

 

Nos forces de l’ordre seront plus que jamais les piliers de la tranquillité retrouvée.

 

Face aux criminels, aux délinquants et autres hors-la-loi, la République ne reculera pas, elle ne détournera pas le regard.

 

Nous les traquerons partout dans les quartiers et villages reculés, nous les débusquerons derrières leurs montages financiers, nous briserons leur sentiment d’impunité par la force de la loi.

 

Ce ne sont pas des promesses ; ce sont des ordres de mission donnés dès aujourd’hui à nos forces de défense et de sécurité et aux organes supérieurs de contrôle de l’Etat.

 

Avec les résultats des élections municipales, nos Collectivités seront administrées par des autorités plus représentatives de la volonté populaire et soumises à une exigence de redevabilité encore plus élevée.

 

L’impulsion pour un développement de nos territoires n’en sera que plus grande aux bénéfices de nos concitoyens.

 

Personnellement, je veillerai à faire vivre le transfert des compétences du niveau central au local par la garantie des moyens publics.

 

– Mes très Chers Compatriotes ;

 

L’autre ambition qui sous-tend l’ère du Septennat de la Transformation est de travailler avec plus d’ardeur pour parachever la réconciliation nationale.

 

1.

Cette réconciliation que nous appelons n’est ni l’oubli des souffrances, ni la négation des responsabilités.

 

Nous la voulons fondée sur la vérité, la justice, la réparation et la réintégration républicaine.

 

Nous plaçons une grande confiance dans le travail que mènera la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation ainsi que les mécanismes internationaux pertinents.

 

Il est indéniable qu’après des décennies de violences qui ont ébranlé notre tissu social, la transformation de notre pays ne peut que reposer sur une exigence fondamentale : l’unité nationale.

 

L’ère de la transformation est ce nouvel élan qui doit porter haut notre rêve commun d’une Nation qui n’exclura aucune de ses filles et aucun de ses fils du seul fait de son origine, de son appartenance ethnique, politique ou religieuse, de sa région ou de son histoire.

 

C’est un élan de solidarité, de fraternité et de responsabilité qui rappelle que nous sommes tous enfants d’une même et seule mère-patrie et que personne ne peut avoir de prétention de se placer au-dessus de la Nation ou des lois de la République.

 

Je vous exhorte à l’exercice d’un patriotisme civique, fondé sur la citoyenneté, la dignité et l’égalité devant la loi.

 

C’est à ce prix, c’est en cultivant la conscience de l’essentiel que nous franchirons ensemble un autre cap : celui de bâtir une économie de souveraineté et de dignité.

 

– Mes très Chers Compatriotes ;

 

La stabilité politique n’a de sens que si elle améliore concrètement la vie des citoyens.

 

C’est dans ce sens que nous travaillerons à faire de ce Septennat celui du développement humain à travers :

 

– la relance agricole et rurale ;

– la reconstruction des infrastructures essentielles ;

– l’investissement massif dans l’éducation et la santé ;

– l’amélioration du cadre de vie ;

– la gestion souveraine et transparente de nos ressources nationales.

 

Les projets d’infrastructures, de modernisation de l’agriculture et de l’élevage, d’industrialisation et de création d’emplois seront implémentés pour assurer l’autosuffisance alimentaire et lutter contre la pauvreté et le chômage des jeunes.

 

A notre jeunesse, dynamique, entrepreneuriale et ambitieuse, nous avons l’obligation d’offrir des alternatives de vie crédibles, durables et engageantes.

 

La promotion de la jeunesse sera au centre de mon action quotidienne tout comme il sera mis un accent particulier sur les mécanismes de protection sociale.

 

Je veillerai également à la promotion de la femme centrafricaine.

Les femmes occupent une place centrale dans la construction de l’avenir.

Nous poursuivrons leur formation et leur insertion professionnelle.

Je m’y engage.

 

Pour nos aînés qui ont tant fait au service de la Nation, la retraite ne doit plus être l’antichambre de la disparition sociale.

 

Quant à nos vaillants Compatriotes des zones rurales, chevilles ouvrières de la production et moteur du développement, nous nous attèlerons à améliorer les conditions de production avec l’ambition de transformer notre potentiel en prospérité partagée et notre dépendance en capacité nationale.

 

Mes très Chers Compatriotes,

 

C’est pour vous tous que ce mandat commence. C’est avec vous que je veux mettre en œuvre le Projet de Société que vous avez plébiscité.

 

Il vise à rassembler tous les citoyens autour d’une vision de renouveau démocratique et inclusif pour la période 2026-2032, à travers la mise en œuvre d’actions regroupés autour d’axes stratégiques qui s’inscrivent dans une dynamique de transformation structurelle de l’Etat, d’amélioration des conditions de vie des citoyens et de réaffirmation de la souveraineté nationale.

 

Notre souci majeur, c’est celui de consolider les fondations d’une République moderne en renforçant l’unité nationale, la paix, la justice et la bonne gouvernance.

 

C’est ainsi que nous avons posé les bases solides d’une croissance soutenue, partagée et inclusive portée par une action énergique de relance économique et de digitalisation.

 

Nous ne saurons guère traduire en actes concrets notre ambition de transformation sans investir de manière soutenue dans le capital humain

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