À Ouagadougou, le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo a présidé, lundi 23 mars 2026, la première session ordinaire de l’année de la Commission de Partenariat public-privé (PPP). Objectif : faire du PPP un levier stratégique de financement du développement sans alourdir la dette publique.
Les travaux ont permis d’examiner le bilan du programme PPP au 31 décembre 2025 et de valider l’avant-projet pour 2026. Dans un contexte économique international contraignant, le chef du gouvernement a insisté sur la nécessité de diversifier les mécanismes de financement. « Le Partenariat public-privé s’impose comme un instrument stratégique incontournable », a-t-il déclaré, soulignant son rôle dans la réduction du déficit en infrastructures et la stimulation de la croissance.
Malgré des avancées, des difficultés persistent. Le directeur exécutif du Bureau national des grands projets, Hamidou Sawadogo, a évoqué des retards dans la transmission des offres, des insuffisances dans la gestion sectorielle des projets et l’absence de cellules PPP dans certains ministères.
Les échanges ont permis de recadrer les pratiques, notamment en matière de sélection des projets et des partenaires. Ils ont également posé les bases du volet investissement du Plan de relance 2026-2028. À l’issue de la session, une trentaine de projets ont été validés, couvrant des secteurs prioritaires tels que l’énergie, les infrastructures routières, l’habitat, la santé, la sécurité et le développement industriel.
En conclusion, le Premier ministre a appelé à passer à l’action. Il a exhorté les ministères à accélérer la mise en œuvre des projets et à transformer les engagements en résultats concrets au bénéfice des populations.



