Israël a mené dimanche de nouvelles frappes contre des infrastructures à Téhéran, alors que quatre puissantes explosions ont été signalées dans les quartiers sud de la capitale iranienne, selon le média local Hamshahri. Ces attaques interviennent après un ultimatum du président américain Donald Trump, demandant à Téhéran d’ouvrir le détroit d’Ormuz sous 48 heures, et des avertissements du Quartier général central de Khatam al-Anbiya ciblant les infrastructures américaines et israéliennes en cas d’attaques sur les installations iraniennes.
En Arabie saoudite, cinq drones ont été interceptés par le ministère de la Défense, dont quatre dans la région orientale et un lors d’une opération distincte. Trois missiles balistiques ont également été détectés vers la région de Riyad : l’un a été intercepté, tandis que les deux autres sont tombés dans des zones non habitées. Les autorités saoudiennes n’ont pas précisé l’origine des drones. Par ailleurs, l’Arabie saoudite a déclaré persona non grata l’attaché militaire iranien et plusieurs membres du personnel de l’ambassade d’Iran, leur accordant 24 heures pour quitter le pays.
Une autorité maritime britannique a signalé une explosion causée par un projectile non identifié à proximité d’un navire au large de Charjah.
Au Qatar, un hélicoptère militaire a subi une panne technique et s’est abîmé dans les eaux territoriales. Les opérations de recherche pour retrouver l’équipage et les passagers sont en cours.
Ces événements s’inscrivent dans le contexte des frappes américano-israéliennes contre l’Iran débutées le 28 février, qui ont fait au moins 1 300 morts, dont l’ancien Guide suprême Ali Khamenei. En réponse, Téhéran a ciblé Israël, la Jordanie, l’Irak et les pays du Golfe hébergeant des installations militaires américaines par des attaques de drones et de missiles.


