Romuald Wadagni place la gestion des finances publiques au cœur de son projet de société. Son objectif : transformer la rigueur budgétaire en levier de développement et faire de l’investissement public un moteur de croissance durable.
Le candidat rappelle les acquis déjà obtenus. Le redressement des finances publiques a permis de réduire considérablement les dépenses de fonctionnement et de doubler presque la part des dépenses d’investissement. Le Bénin a ainsi consacré davantage de ressources à l’éducation, la santé, la protection sociale et la transformation de l’économie.
Les résultats sont significatifs : le taux de croissance est passé de 1,8 % en 2015 à 8 % en 2025, tandis que l’inflation reste limitée. La dette publique est maîtrisée, avec un taux de 53,2 % en 2025, bien en deçà du plafond communautaire de l’UEMOA. Le déficit budgétaire a fortement diminué, passant de 6 % du PIB en 2015 à 2,8 % en 2025. Le budget national a triplé, atteignant plus de 3 500 milliards de FCFA en 2025, élargissant ainsi la capacité de financement des priorités nationales.
La gouvernance budgétaire s’est améliorée, avec la première place africaine du Bénin sur l’Indice mondial de transparence des dépenses fiscales (GTETI). Le cadre fiscal a été simplifié et digitalisé, et les recettes publiques ont plus que triplé, passant de 745,7 milliards de FCFA en 2016 à 2 257,8 milliards de FCFA en 2025. La crédibilité financière du pays est reconnue par les agences internationales, permettant de mobiliser des financements innovants, comme les Eurobonds et le Sukuk.
Des projets sont en cours pour consolider ces acquis. La simplification des impôts se poursuivra, avec la réduction du nombre de taxes et la simplification des méthodes de calcul. La gestion responsable de la dette publique sera pérennisée, privilégiant les financements à long terme et la stabilité financière.
Wadagni annonce également de nouvelles mesures pour amplifier l’investissement public via des instruments financiers innovants. La création d’un fonds national d’investissements stratégiques permettra de financer les grands projets d’État (énergie, logistique, infrastructures agricoles) et de valoriser les actifs de l’État sans alourdir la dette. Ce fonds mobilisera près de 200 milliards de FCFA dès la première année et pourra atteindre plus de 1 500 milliards de FCFA d’ici 2033.
Parmi les autres initiatives figurent l’optimisation du portefeuille de l’État, l’automatisation de la délivrance de l’identifiant fiscal avec le Numéro Personnel d’Identification (NPI), et la mise en place d’incitations à l’utilisation de la facture normalisée. Un prélèvement unique libératoire pour les petites entreprises sera instauré, et un mécanisme de solidarité financière entre communes permettra de mieux équilibrer les ressources.
Le fonds national d’investissements stratégiques sera alimenté par les revenus des ressources naturelles et les dividendes des sociétés publiques performantes. Il agira directement sur les grands projets de l’État, cofinançant des initiatives avec des partenaires nationaux et internationaux, afin de renforcer durablement la transformation économique du pays.



