Bénin : Romuald Wadagni promet un État de droit renforcé et plus proche des citoyens

 

Romuald Wadagni veut consolider l’État de droit et rapprocher l’action publique des citoyens. Dans son projet de société présenté ce samedi 21 mars 2026, il met en avant une gouvernance fondée sur la transparence, la participation et la protection des droits fondamentaux.

Le candidat s’appuie d’abord sur les réformes engagées ces dernières années. Il évoque l’alignement des mandats politiques avec l’organisation d’élections générales groupées à partir de 2026. Il souligne aussi la réforme du système partisan qui a restructuré le paysage politique et amélioré le financement des partis. Wadagni insiste également sur les avancées en matière de représentation féminine. Une réforme adoptée en 2019 a permis de renforcer la présence des femmes à l’Assemblée nationale, avec au moins 28 députées sur 109.

Dans le même élan, il met en avant la création du Sénat pour renforcer l’équilibre institutionnel. Il rappelle l’incrimination des violences basées sur le genre et la mise en place de l’Institut national de la femme pour mieux protéger les droits des femmes. Il cite aussi la modernisation des services publics, la digitalisation de l’identité et l’amélioration de l’accès à la santé et à l’éducation. À cela s’ajoutent la réforme de la Commission béninoise des droits de l’homme et la création d’un mécanisme national de prévention de la torture. La reconnaissance des chefferies traditionnelles complète ce dispositif, avec l’objectif de mieux articuler les autorités locales et les institutions républicaines.

Le projet prévoit également des réformes en cours. Wadagni annonce l’instauration d’un régime de responsabilité pénale et politique des acteurs publics. Il défend aussi l’adoption d’une loi sur l’accès à l’information publique pour renforcer la transparence.

De nouvelles mesures viennent compléter cette vision. Le candidat propose d’institutionnaliser le dialogue citoyen à travers des redditions de comptes annuelles et itinérantes. Ces rencontres réuniront élus locaux, autorités traditionnelles, leaders religieux et organisations de la société civile. L’objectif est de garantir que toutes les voix soient entendues.

Ces dialogues poursuivront trois objectifs. D’abord rendre compte des actions publiques. Ensuite expliquer les choix et les réformes engagées. Enfin écouter les préoccupations et propositions des populations. Wadagni veut faire de ce triptyque un pilier de la gouvernance.

Le projet prévoit aussi de renforcer les mécanismes de protection des droits fondamentaux, notamment pour les personnes vulnérables. Il mise sur une participation accrue des citoyens dans l’élaboration et l’évaluation des politiques publiques. Il insiste sur la cohésion nationale, à travers la promotion des initiatives citoyennes.

Sur le plan institutionnel, Wadagni ambitionne de moderniser le processus électoral. Il évoque la dématérialisation pour améliorer la transparence des scrutins. Il entend également consolider la gouvernance numérique, avec un accent sur la protection des données et la cybersécurité, tout en préservant les libertés.

In fine, Romuald Wadagni veut bâtir un État de droit fort, capable de protéger, d’écouter et de rendre compte. Une ambition qui repose sur un principe simple : rapprocher durablement l’État des citoyens.

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