Le Directeur Général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a tiré la sonnette d’alarme face aux conséquences sanitaires de l’escalade des violences au Moyen-Orient. Il souligne que les récentes attaques dans plusieurs pays arabes fragilisent fortement les systèmes de santé et la sécurité des populations.
Selon ses déclarations, des frappes de missiles aux Émirats arabes unis ont fait huit morts et 158 blessés. D’autres incidents ont été signalés à Oman, avec au moins deux décès, et au Koweït, où des secouristes ont été blessés.
L’OMS s’inquiète également des attaques visant des infrastructures énergétiques dans la région, notamment au Qatar et en Arabie saoudite. Ces frappes pourraient provoquer des problèmes respiratoires liés à l’inhalation de fumées toxiques. Les dégâts sur les usines de dessalement font peser un risque sur l’approvisionnement en eau, tandis que la pression psychologique augmente au sein des populations exposées aux bombardements.
Lors d’un échange avec Jamal Al Musharakh, représentant des Émirats arabes unis à Genève, Tedros Adhanom Ghebreyesus a évoqué ces enjeux et salué la résilience des pays de la région. Les discussions ont aussi mis en avant le rôle du hub logistique de l’OMS basé à Dubaï dans l’acheminement de l’aide médicale vers le Moyen-Orient, l’Afrique et l’Asie.
Face à cette situation, l’OMS appelle à un renforcement urgent de la coopération internationale pour protéger la santé des populations, en insistant sur les besoins à la fois physiques et mentaux. « La paix est le meilleur remède », a conclu son directeur général.



