Les exportations de pétrole depuis l’île de Kharg se poursuivent malgré une attaque menée par États-Unis et Israël. Les autorités locales affirment que les installations pétrolières fonctionnent normalement.
Le gouverneur adjoint de la province de Bushehr, Ehsan Jahanian, indique que les activités des compagnies pétrolières n’ont pas été interrompues après la frappe survenue tôt samedi. Les opérations d’exportation et d’importation continuent au terminal pétrolier situé dans le golfe Persique. Il précise aussi que les habitants poursuivent leurs activités quotidiennes.
Selon les autorités locales, l’attaque n’a causé aucune victime parmi le personnel militaire, les employés des entreprises ou les résidents de l’île.
La veille, le président américain Donald Trump avait déclaré que les forces américaines avaient détruit toutes les cibles militaires présentes sur l’île. Il avait également menacé de viser l’infrastructure pétrolière si l’Iran continuait d’entraver la navigation dans le détroit d’Ormuz.
L’île de Kharg constitue le principal centre d’exportation pétrolière de l’Iran. Elle traite environ 90 à 95 % des exportations de brut du pays, soit près de 1,7 million de barils par jour l’an dernier. Cette plateforme représente une source majeure de revenus pour le gouvernement iranien.
Les tensions régionales ont fortement augmenté depuis les frappes conjointes lancées le 28 février par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Depuis le 1er mars, Téhéran restreint la circulation maritime dans le détroit d’Ormuz. L’Iran a ensuite riposté par des frappes de drones et de missiles contre Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe accueillant des forces américaines. Ces attaques ont provoqué des pertes humaines et des dégâts matériels.



