La CEDEAO appelle à la retenue face aux tensions frontalières dans le bassin du fleuve Mano

 

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) exprime, dans une déclaration rendue publique jeudi 12 mars 2026 son inquiétude face à la montée des tensions le long des frontières entre la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. L’organisation régionale appelle les États concernés à la retenue et insiste sur la nécessité d’un règlement pacifique des différends dans le bassin du fleuve Mano.

Face à la situation, la Commission de la CEDEAO décide de déployer une mission d’évaluation technique. Cette mission doit analyser les tensions observées entre la Guinée et la Sierra Leone dans la zone frontalière de Yenga, un secteur déjà marqué par des différends territoriaux.

La Commission élargit également le mandat de cette mission. Les récents développements enregistrés sur la frontière de Lofa entre la Guinée et le Libéria aggravent les tensions déjà présentes dans le bassin du fleuve Mano. Cette évolution conduit l’organisation régionale à étendre l’analyse à toutes les zones susceptibles de générer des frictions. Parallèlement, la CEDEAO intensifie ses contacts diplomatiques afin d’obtenir une évaluation complète de la situation.

Dans son message, l’organisation exhorte les États membres concernés à réduire immédiatement les tensions. Elle demande aussi le respect strict des frontières internationalement reconnues et met en garde contre toute action unilatérale qui pourrait fragiliser les relations bilatérales ou la sécurité régionale. La CEDEAO encourage plutôt le recours aux mécanismes diplomatiques et aux initiatives de médiation qu’elle met à disposition pour parvenir à une solution pacifique.

La Commission réaffirme enfin sa volonté de travailler étroitement avec les autorités nationales des pays concernés. Elle se dit déterminée à promouvoir le respect mutuel, la coopération et une paix durable dans le bassin du fleuve Mano, dans l’intérêt des populations d’Afrique de l’Ouest.

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