Le groupe Air France-KLM a relevé ses tarifs sur les vols long-courriers à partir du 11 mars, conséquence directe de la hausse des prix du kérosène provoquée par le conflit au Moyen-Orient. En classe économique, l’augmentation s’élève à 50 euros aller-retour.
D’autres compagnies ont également ajusté leurs tarifs, notamment SAS, Cathay Pacific, Air India, Qantas, Corsair, Air Caraïbes et French Bee, tandis que Transavia n’a pas encore modifié ses prix mais reste attentive à la situation.
Le cours du carburant d’aviation a atteint près de 168 dollars le baril le 11 mars, soit plus du double des niveaux du 2 janvier. Cette hausse, combinée aux coûts de raffinage et à la priorité donnée à l’essence et au gazole, pèse fortement sur les dépenses des compagnies aériennes, représentant jusqu’à 25,7 % de leurs coûts d’exploitation selon l’Association internationale du transport aérien (Iata).
Air France-KLM avait anticipé partiellement ce choc en sécurisant 70 % de ses approvisionnements pour les deux prochains trimestres, une stratégie de couverture qui permet d’amortir l’impact de la flambée des prix. Cathay Pacific, de son côté, a doublé sa surcharge carburant pour certaines liaisons, passant par exemple de 62 à 129 euros pour les vols entre Hong Kong et l’Europe.



