La Maison Blanche et le Corps des Gardiens de la Révolution islamique ont démenti les déclarations du secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, selon lesquelles la marine américaine aurait escorté un pétrolier à travers le détroit d’Ormuz.
L’origine de l’affaire remonte à une publication de Chris Wright sur les réseaux sociaux affirmant que l’administration de Donald Trump assurait la stabilité énergétique mondiale malgré les opérations militaires. Le message a été supprimé peu après sa diffusion.
Depuis Téhéran, le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Sardar Naini, a rejeté ces affirmations. Il a déclaré qu’aucun navire américain n’oserait s’approcher de la mer d’Oman, du golfe Persique ou du détroit d’Ormuz en période de conflit et a indiqué que l’Iran pourrait neutraliser les mouvements de la flotte américaine et de ses alliés.
À Washington, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé qu’aucune escorte n’avait été organisée pour l’instant. Elle a toutefois précisé que cette option reste envisagée si la situation l’exige. Le Pentagone étudie actuellement d’autres mesures pour garantir la sécurité de cette voie maritime.
Le détroit d’Ormuz représente un passage stratégique pour le commerce mondial de l’énergie, avec environ 20 millions de barils de pétrole qui y transitent chaque jour. Les tensions se sont accentuées depuis l’annonce de sa fermeture par l’Iran après les frappes menées le 28 février par les États-Unis et Israël. Selon des sources iraniennes, ces attaques auraient causé plus de 1 200 morts et 10 000 blessés. L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.


