Le président ougandais Yoweri Gakuta Museveni a officiellement pris la présidence tournante de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ce samedi 7 mars 2026. Il a reçu de son homologue kényan William Ruto les symboles du pouvoir pour diriger l’organisation pendant les douze prochains mois. Cette passation s’est déroulée à Arusha, en Tanzanie, dans le cadre du 25ᵉ Sommet ordinaire des chefs d’État de l’EAC.
Le sommet, placé sous le thème « Approfondir l’intégration pour améliorer les conditions de vie des citoyens de l’EAC », a permis de réaffirmer l’engagement des États membres pour le développement durable et le renforcement de l’intégration régionale. Avant cette rencontre, le Conseil des ministres de l’EAC, principal organe décisionnel de l’organisation, s’était réuni du 2 au 5 mars à Arusha pour examiner l’ordre du jour et les progrès réalisés dans la mise en œuvre des décisions précédentes. Les recommandations formulées ont ensuite été adoptées par les chefs d’État.
Plusieurs dirigeants ont participé au sommet, dont Yoweri Museveni (Ouganda), Évariste Ndayishimiye (Burundi), William Ruto (Kenya), et Hassan Sheikh Mohamud (Somalie). Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, était représenté par son ministre des Affaires étrangères. Parmi les absences notables, on compte Paul Kagame (Rwanda) et Félix Tshisekedi (RDC), représentés par leurs ministres respectifs. La RDC a expliqué l’absence de son président par sa participation aux obsèques du Révérend Jesse Jackson aux États-Unis.
Le sommet s’est tenu dans un contexte marqué par la détérioration sécuritaire dans l’Est de la RDC, avec des combats entre les forces gouvernementales et la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda. Les tensions diplomatiques entre Kinshasa et Kigali restent vives, malgré les initiatives de médiation internationales à Washington et Doha.
Le sommet a également mis en évidence le malaise entre la RDC et la communauté régionale, avec des critiques sur le manque d’implication perçu de l’EAC dans la résolution de la crise sécuritaire. Cette situation rappelle les tensions observées lors du 24ᵉ Sommet ordinaire en novembre 2024, lorsque William Ruto avait pris la présidence tournante de l’organisation, succédant à Salva Kiir.



