La Première ministre italienne Giorgia Meloni a déclaré qu’elle ne disposait pas d’informations suffisantes pour condamner ou approuver les attaques menées par les États-Unis et Israël contre l’Iran.
Dimanche soir, dans une interview à Mediaset, elle a expliqué que les frappes du 28 février et les représailles iraniennes ont provoqué une crise majeure au Moyen-Orient. Répondant aux critiques sur son « silence », Meloni a affirmé : « Je ne les approuve ni ne les condamne. Je n’ai pas les éléments nécessaires pour adopter une position catégorique, et presque personne en Europe ne les possède. » Elle a ajouté que seul le Premier ministre espagnol avait pris une position et que l’Italie n’entendait pas participer au conflit.
Elle a rappelé que Washington et Tel-Aviv présentent les attaques comme une conséquence de l’échec des négociations sur le programme nucléaire iranien. Sur les propos du ministre de la Défense Guido Crosetto, qui avait estimé que les actions américaines et israéliennes s’étaient effectuées hors du droit international, Meloni a exprimé son accord : « Les règles du droit international se sont objectivement effondrées. »
Faisant le lien avec la guerre en Ukraine, elle a précisé que cette crise n’est pas unique, mais qu’elle constitue un chaos majeur. Elle a souligné les difficultés des Nations unies à faire respecter les règles, citant l’annexion d’un pays voisin par un membre du Conseil de sécurité il y a quatre ans comme un exemple d’anomalie.
Meloni a également annoncé un mécanisme de suivi pour vérifier si la crise provoque des hausses injustifiées des prix de l’essence et des produits alimentaires en Italie.
Enfin, le président américain Donald Trump a salué la Première ministre : « Elle essaie toujours d’aider. C’est une dirigeante excellente et mon amie. »
La Première ministre informera le parlement italien sur la situation au Moyen-Orient mercredi 11 mars.



