Le grand ayatollah Ali al-Sistani a publié une fatwa qui présente le soutien populaire à l’Iran comme un « devoir collectif ». Cette déclaration intervient dans un contexte de fortes tensions au Moyen-Orient.
Considéré comme la plus haute autorité religieuse chiite pour des millions de fidèles en Irak et dans plusieurs pays, le religieux appelle les musulmans à manifester leur solidarité avec l’Iran et avec le système islamique. Le texte invite les croyants à se rassembler dans les rues et sur les places publiques pour exprimer ce soutien.
La fatwa insiste sur la nécessité de préserver la stabilité du système islamique et de faire face aux tentatives de division. Selon le religieux, une mobilisation large dans l’espace public constitue une obligation religieuse dans le contexte actuel.
Cette prise de position répond à une question adressée au guide religieux sur la légitimité des rassemblements publics organisés dans les mosquées et les places publiques. Les auteurs de la question évoquent la nécessité de résister à des actions de sabotage, de protéger les institutions du système islamique et de contrer les initiatives considérées comme hostiles.
L’influence d’Ali al-Sistani dépasse le domaine religieux et s’étend à la vie politique et sociale de l’Irak. En 2014, une fatwa du religieux avait encouragé des centaines de milliers de jeunes Irakiens à combattre le groupe terroriste Daesh. Cet appel avait contribué à la création des Forces de mobilisation populaire pour soutenir l’armée irakienne.
La nouvelle fatwa apparaît dans un contexte d’escalade militaire dans la région. Depuis le 28 février, les États-Unis et Israël ont mené des attaques contre l’Iran. Selon plusieurs rapports, ces frappes ont causé des centaines de morts, dont le guide suprême iranien Ali Khamenei ainsi que des responsables sécuritaires.
En réponse, l’Iran a lancé des missiles et des drones contre Israël et contre des cibles américaines dans plusieurs pays du Golfe. Des attaques ont également visé la Jordanie et l’Irak.
Certaines frappes ont provoqué des victimes et des dégâts sur des infrastructures civiles. Plusieurs pays arabes ont condamné ces attaques et appellent à une désescalade afin d’éviter une aggravation de la crise régionale.



