Ghana : protestation auprès de l’ONU suite à l’attaque contre des Casques bleus au Liban

 

Le Ghana a officiellement saisi le secrétaire général des Nations unies après l’attaque survenue vendredi 6 mars 2026 contre son contingent déployé au sud du Liban dans le cadre de la Force intérimaire des Nations unies (FINUL/UNIFIL). Deux soldats ghanéens ont été grièvement blessés et un troisième traumatisé, tandis que le mess des officiers du bataillon a été détruit par l’incendie causé par l’impact des missiles. Les blessés ont été évacués vers l’hôpital de référence de la mission, et les troupes restantes mises à l’abri dans des bunkers souterrains.

Le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa, a transmis la protestation officielle, demandant une enquête complète, immédiate, impartiale et transparente. Accra considère l’attaque comme une « grave violation du droit international », pouvant constituer un crime de guerre, et appelle à l’identification et à la traduction en justice des responsables. Le gouvernement ghanéen a également exhorté l’ONU à renforcer la sécurité du contingent ghanéen et réaffirmé son engagement envers les opérations de maintien de la paix.

Cet incident survient dans un contexte de forte escalade militaire au Moyen-Orient, liée aux confrontations entre l’Iran et Israël, avec l’implication directe des États-Unis. Le Hezbollah a intensifié ses tirs de roquettes et drones vers le nord d’Israël en représailles aux frappes israélo-américaines contre l’Iran, entraînant des frappes aériennes et opérations terrestres israéliennes dans le sud du Liban. La FINUL, présente depuis 1978 pour surveiller la cessation des hostilités le long de la « Ligne bleue » et soutenir l’armée libanaise, se retrouve exposée à des risques croissants en raison des opérations militaires dans la région.

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