A l’occasion de la rentrée judiciaire le 25 février, le président de la Chambre judiciaire de la Cour suprême du Cameroun, Fonkwe Joseph Fongang, a dénoncé des pratiques de corruption au sein du ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières (Mindcaf). Selon lui, les services en charge des titres fonciers multiplient les irrégularités, notamment dans l’attribution, le retrait et le rétablissement des titres fonciers, avec des décisions répétées et incohérentes qui mettent en doute l’objectivité des actes administratifs.
La Cour a également pointé des dérives dans l’interprétation des textes et l’application de la réglementation par les conservateurs fonciers, qui étendent parfois les retraits de titres de manière abusive. Le juge a dénoncé l’expropriation détournée au profit de particuliers, alors que la loi ne prévoit que l’expropriation pour cause d’utilité publique avec indemnisation préalable. Ces pratiques révèlent un « degré de corruption » inquiétant au sein du Mindcaf, mettant en lumière l’urgence de réformes pour protéger les droits de propriété au Cameroun.




