L’armée soudanaise et des forces conjointes alliées ont repoussé samedi une offensive des Forces de soutien rapide (FSR) contre la ville frontalière d’El Tina, dans l’État du Darfour du Nord.
Selon la Coordination des comités de résistance à El Fasher, des combattants des FSR se sont infiltrés dans cette localité située à la frontière entre le Soudan et le Tchad. Les troupes gouvernementales et leurs alliés ont réagi, ce qui a conduit au retrait des assaillants après des affrontements. La même source indique que les forces attaquantes ont quitté la zone dès le début des combats dans cette ville jugée stratégique.
Le gouverneur de la région du Darfour, Minni Arko Minawi, a qualifié l’attaque d’« acte criminel visant des civils non armés ». Sur Facebook, il a diffusé des vidéos présentées comme montrant la saisie de véhicules et d’armes appartenant aux FSR à El Tina.
Des combattants issus de mouvements armés alliés à l’armée ont également publié des images depuis la ville. Les séquences montrent des véhicules endommagés, des armes et des individus présentés comme membres des FSR capturés.
Plus tôt dans la journée, les FSR avaient affirmé sur Telegram avoir pris le contrôle d’El Tina.
Sur les 18 États du Soudan, les FSR contrôlent cinq États du Darfour, à l’exception de certaines zones du Darfour du Nord qui restent sous contrôle de l’armée. Cette dernière conserve la majorité des autres États, y compris la capitale Khartoum.
Le conflit déclenché en avril 2023 a causé des dizaines de milliers de morts et déplacé environ 13 millions de personnes, selon des rapports des Nations unies.


