L’Angola pourrait réaliser ses premières transplantations d’organes dès 2026, notamment des greffes rénales et de moelle osseuse, considérées comme les interventions les moins complexes pour lesquelles le pays dispose déjà des conditions techniques et humaines nécessaires.
Cette annonce a été faite jeudi 19 février à Luanda par la ministre de la Santé, Sílvia Lutucuta, à l’issue de la 1re réunion ordinaire de la Commission pour la politique sociale du Conseil des ministres, dirigée par la ministre d’État chargée de l’Action sociale, Maria do Rosário Bragança.
Lors de la rencontre, le ministère de la Santé a présenté deux projets de décret présidentiel : le premier fixe le règlement de la Loi sur le Transplantation de cellules, tissus et organes, et le second crée le Service de coordination et de supervision de la transplantation (SECOSTRA) avec un statut organique propre. Ces instruments légaux sont essentiels pour permettre aux établissements hospitaliers publics et privés de réaliser les transplantations de manière réglementée et sécurisée.
La ministre a souligné la nécessité de répondre à l’augmentation des patients souffrant d’insuffisance rénale chronique irréversible, pour qui la transplantation constitue la seule thérapie permettant une amélioration réelle de la qualité de vie.
Le pays dispose déjà d’infrastructures adaptées, notamment à l’Hôpital général de l’armée General Pedro Maria Tonha « Pedalé », qui comprend une unité de histocompatibilité et des blocs opératoires équipés, incluant des robots chirurgicaux pour la transplantation rénale assistée par robot.
Le programme sera mis en œuvre en partenariat avec des institutions internationales afin de garantir la sécurité des procédures, la formation des équipes multidisciplinaires et la mise en place de protocoles d’immunosuppression pour prévenir le rejet d’organes.
La ministre a également insisté sur le rôle des médias dans la sensibilisation de la population à la donation d’organes, tant de son vivant qu’après décès, et a noté un intérêt croissant des familles angolaises, surtout pour les greffes rénales entre parents.
Les deux projets de décret seront prochainement soumis au Conseil des ministres pour approbation, ouvrant la voie à une réduction des évacuations sanitaires à l’étranger et à une amélioration des soins de santé pour les citoyens sur place.
Lors de la réunion, la Commission a également examiné des projets de décret sur les prestations familiales dans la protection sociale obligatoire, la formation professionnelle semi-présentielle et à distance, et a pris connaissance du rapport d’avancement du Programme national d’alimentation scolaire.




