Au Sénégal, le limogeage de Bassirou Kébé, ex-directeur général de la SNHLM, continue de susciter des réactions. Bougar Diouf, président de l’Union des Panafricanistes Sénégalais (UPS) et membre de la Coalition Diomaye Président, s’est publiquement opposé à la décision attribuée au chef de l’État Bassirou Diomaye Faye. Il juge la mesure injuste et contraire aux principes de la gouvernance républicaine.
Dans une tribune, Bougar Diouf affirme que sa prise de position repose sur la défense de la vérité. Il estime qu’un responsable public doit rendre des comptes au peuple, même si ses déclarations dérangent. Selon lui, sanctionner une parole critique envoie un signal préoccupant pour la démocratie sénégalaise.
L’activiste met en garde contre une culture politique où la franchise serait pénalisée tandis que le silence protégerait les responsables. À ses yeux, une telle orientation inverserait les valeurs républicaines et nuirait à la sincérité de l’action publique. Il insiste sur la nécessité de privilégier des actions concrètes et une cohérence entre les discours et les actes.
Bougar Diouf élargit son analyse à la gouvernance globale. Il estime que la rupture annoncée par les nouvelles autorités doit se traduire par des pratiques réellement différentes. Pour lui, la critique interne constitue un mécanisme d’alerte normal dans une démocratie mûre, et non une forme de trahison.
Il évoque également d’autres dossiers qui, selon lui, auraient mérité un examen équitable des responsabilités. Il cite notamment les cas impliquant Mouhamadou Bamba Cissé, Yassine Fall et Cheikh Tidiane Dièye, ainsi que l’affaire liée à Jean Michel Sène. Selon lui, une approche cohérente aurait exigé une évaluation globale des responsabilités.
Bougar Diouf maintient que le renvoi de Bassirou Kébé n’est ni juste ni opportun. Il soutient que la démocratie se renforce par le débat, la transparence et l’acceptation de la contradiction, et non par la sanction des voix critiques.




