Au Niger, le Ministre du Pétrole, Hamadou Tini, a présenté officiellement ce mardi 17 février 2026 la feuille de route de son ministère, en présence des membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), des représentants du gouvernement, ainsi que des partenaires et collaborateurs.
Ce plan stratégique repose sur sept axes principaux : encourager les investissements dans l’exploration pétrolière ; maîtriser et optimiser la chaîne de valeur ; renforcer la gouvernance et le cadre institutionnel ; créer une Agence de régulation du secteur pétrolier (amont et aval) pour assurer un contrôle technique et économique ; développer le contenu local et les capacités nationales ; mobiliser les compétences locales tout en intégrant l’expertise internationale de manière encadrée ; gérer rigoureusement les impacts environnementaux et sociaux ; et enfin, promouvoir la transparence et la redevabilité publique.
Dans son allocution, Hamadou Tini a insisté sur le fait que cette feuille de route s’inscrit dans la dynamique de la Charte de la Refondation et du Programme de Refondation Nationale, qui placent la souveraineté économique, la bonne gouvernance et la valorisation des ressources nationales au cœur de l’action publique.
Le Ministre a précisé que le document traduit concrètement les orientations de sa lettre de mission, fixant des objectifs clairs : renforcer la contribution du secteur pétrolier au budget national, améliorer la gouvernance et la transparence, optimiser la chaîne de valeur, promouvoir le contenu local et garantir une gestion responsable et durable des ressources.
« Cette feuille de route constitue le cadre stratégique et opérationnel du ministère pour les années à venir. Elle repose sur une gestion axée sur les résultats, avec des objectifs mesurables, des indicateurs précis et des outils rigoureux de suivi et d’évaluation », a-t-il expliqué.
Hamadou Tini a également souligné leur ambition : « Faire du secteur pétrolier un levier de souveraineté économique, de stabilité budgétaire et de transformation structurelle, tout en maîtrisant les risques techniques, financiers, environnementaux et institutionnels ».
La mise en œuvre intervient dans un contexte complexe marqué par la volatilité des prix mondiaux, les contraintes sécuritaires, les défis infrastructurels et les exigences liées à la transition énergétique. « Ces défis ne sont pas des obstacles, mais des paramètres à intégrer dans notre planification », a-t-il précisé.
Pour assurer l’efficacité du plan, le ministère prévoit plusieurs mesures : mise en place d’un cadre de dépenses à moyen terme sectoriel, dispositif de suivi-évaluation trimestriel et annuel, tableaux de bord de performance, audits techniques, financiers et environnementaux réguliers, ainsi que des évaluations périodiques pour ajuster les actions et améliorer les performances.
« Cette feuille de route traduit notre volonté de passer d’une gestion administrative à un pilotage stratégique basé sur la performance, la transparence et l’impact mesurable », a ajouté le Ministre.
Il a rappelé que « la mise en œuvre résolue et cohérente de ce plan permettra au secteur pétrolier de contribuer durablement à la prospérité et à la transformation économique du Niger ». Le succès dépendra de la rigueur dans l’exécution, de la discipline budgétaire, de la qualité du suivi et de l’engagement coordonné de toutes les parties prenantes.
Lors de cette rencontre, les participants ont également découvert la nouvelle plateforme digitale de gestion des exonérations pétrolières, « EXO-VISA ». Le personnel du ministère, représenté par l’intérimaire du Secrétaire général, Mahamadou Ganda, a exprimé son adhésion complète à la mise en œuvre de cette feuille de route.



