En Côte d’Ivoire, la Direction générale des Transports terrestres et de la Circulation (DGTTC) passe à la vitesse supérieure. À Abidjan, une opération de répression cible désormais les véhicules administratifs et privés circulant avec des plaques d’immatriculation non conformes, souvent dites banalisées ou fantaisistes.
Conduite en collaboration avec la Police et la Gendarmerie nationales, l’initiative est supervisée par le directeur général, Oumar Sacko. Il précise que l’opération, annoncée depuis plusieurs semaines, s’inscrit dans la continuité des contrôles habituels. Mais cette fois, la phase pédagogique cède la place à l’application stricte de la loi. Malgré les campagnes de sensibilisation, les infractions persistent. L’administration décide donc de sévir.
Au Plateau, huit véhicules administratifs ont été saisis puis conduits à la fourrière. Douze autres, dotés de plaques civiles volontairement dissimulées pour échapper à la vidéosurveillance, ont également été immobilisés et transférés vers la fourrière du ministère des Transports. Leur remise en circulation dépendra du paiement des amendes et de la régularisation complète des documents.
Concernant les forces de défense et de sécurité, une période transitoire reste en vigueur. Des contrôles effectués entre août et octobre 2025 ont conduit les autorités à accorder un délai pour la mise en conformité des véhicules. Cette phase de tolérance doit toutefois déboucher sur une politique de fermeté totale.
Pour la DGTTC, l’enjeu dépasse la simple discipline routière. Les plaques irrégulières posent un problème de sécurité nationale. Un récent dossier criminel a montré qu’un suspect utilisait une fausse immatriculation, ce qui a compliqué les investigations. Sur le plan routier, l’absence d’identification fiable favorise l’impunité et les comportements à risque.
L’impact financier est également lourd. Les véhicules échappant au système de contrôle automatisé privent l’État de recettes importantes, estimées à plusieurs dizaines de millions, voire à des milliards de francs CFA.
Le lieutenant-colonel Dodora Serge, responsable de la sécurisation routière à la Gendarmerie nationale, indique que l’opération se déroule sans incident majeur. Les équipes procèdent au retrait systématique des plaques non conformes sur l’ensemble des sites ciblés.



