Après le décès d’un militant à Lyon, le mouvement La France insoumise a dénoncé samedi une série d’agressions visant ses permanences parlementaires et son siège national. Selon ses dirigeants, ces attaques ont eu lieu dans plusieurs villes, dont Paris, Lille, Rouen, Metz, Castres, Bordeaux, Montpellier et Toulouse.
Les responsables du mouvement pointent la responsabilité de « milices d’extrême droite » et dénoncent en parallèle un « appel au meurtre » publié sur les réseaux sociaux par Maxime Giralt, collaborateur du député Jérôme Buisson du Rassemblement national. Sur X, ce message mentionnait quatre femmes – Assa Traoré, Sophie de la Rochefoucauld et les élues LFI Sophia Chikirou et Rima Hassan – avec des propos incitant à la violence. Le contenu a été supprimé peu avant la fermeture du compte de l’auteur.
Les députés LFI ont appelé les autorités à agir pour neutraliser ces groupes violents. À Lille, Aurélien Le Coq a annoncé le dépôt d’une plainte après l’attaque de sa permanence, évoquant une volonté de certains « groupuscules » de pousser le pays vers la violence et la guerre civile.
Le président Emmanuel Macron a réagi en appelant au calme et à la retenue, soulignant la nécessité d’éviter toute escalade dans un contexte déjà tendu politiquement.



