Le Burundi prend les rênes de l’Union africaine

 

 

Le pouvoir a changé de mains à la tête de l’Union africaine. Le Président João Lourenço a officiellement achevé son mandat et transmis le témoin à son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye. La cérémonie s’est déroulée à Addis-Abeba, au siège de l’organisation continentale, devant les chefs d’État et de gouvernement réunis en sommet.

 

Pendant douze mois, de février 2025 à février 2026, l’Angola a conduit les travaux de l’institution panafricaine. La passation de charges marque donc la fin d’un cycle diplomatique et l’ouverture d’une nouvelle séquence pour le continent. Dans la salle plénière principale, le geste symbolique de remise du sceptre a scellé cette transition politique.

 

Dans son discours d’adieu, João Lourenço a salué « le choix unanime » porté sur le chef de l’État burundais. Il a exprimé sa conviction que l’organisation sera dirigée « par un homme d’État aux qualités élevées », capable de défendre les intérêts communs et de poursuivre les objectifs fixés par les États membres. Le ton était solennel, mais aussi fraternel. Le président sortant a insisté sur les principes d’unité, de solidarité, de paix, de stabilité et de développement inclusif comme boussole de l’action africaine.

 

Au cœur de son intervention, un défi majeur : l’accès à l’eau et à l’assainissement. L’année 2026 est placée sous le signe de la mise en œuvre d’un objectif stratégique de l’Agenda 2063, à savoir assurer la disponibilité durable de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs sur l’ensemble du continent. Pour João Lourenço, cette question relève à la fois de la morale et de la responsabilité politique. Il a appelé à une mobilisation concertée des gouvernements, des entreprises, des organisations de la société civile et des communautés locales. Selon lui, seule une convergence des efforts permettra de répondre à ce problème structurel qui freine le développement.

 

Le Président Évariste Ndayishimiye hérite ainsi d’un agenda chargé. Sécurité, intégration économique, infrastructures, résilience climatique et gouvernance restent au centre des priorités africaines. La mission s’annonce complexe et exigeante. Elle nécessitera énergie, disponibilité et sens du compromis dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques et des incertitudes économiques.

 

Le chef de l’État angolais a également rendu hommage à la Commission de l’Union africaine et à son président, soulignant le travail technique accompli pour soutenir l’action politique. Il a évoqué la nécessité de consolider les acquis et de poursuivre les réformes institutionnelles afin de renforcer l’efficacité de l’organisation.

 

Shares: