Au Niger, le Général Abdourahamane Tiani, a affirmé que l’attaque menée fin janvier contre la base aérienne 101, située à proximité de l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, aurait nécessité un financement estimé à 300 millions de francs CFA. Selon ses déclarations, cette somme aurait été mobilisée par des soutiens extérieurs liés à des groupes armés actifs dans la région.
S’exprimant vendredi 13 février sur la télévision nationale, il a précisé qu’une quarantaine de motos auraient été utilisées lors de l’opération. D’après lui, les assaillants appartiendraient à différents mouvements, notamment l’EIGS, le JNIM et Boko Haram. Il a indiqué que la majeure partie des fonds aurait servi à la préparation logistique, tandis qu’une autre portion aurait été destinée à la revendication de l’attaque.
Au cours de cet entretien, Tiani a également renouvelé ses accusations contre plusieurs dirigeants étrangers. Il a cité nommément Emmanuel Macron, président de la France, Patrice Talon, président du Bénin, et Alassane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire. Selon lui, ces responsables auraient, directement ou indirectement, favorisé un climat propice à cette attaque.
Le président nigérien a décrit la situation actuelle comme une confrontation d’ordre « néocolonial », tout en estimant que son pays ferait face à des tentatives de déstabilisation en raison de son orientation politique axée sur la souveraineté nationale et l’autonomie économique.
Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de renforcer la vigilance sécuritaire et a affirmé que des mesures seraient prises pour préserver la stabilité du pays face aux menaces qu’il juge persistantes.



