Un accord a été conclu jeudi à Bruxelles pour former un gouvernement régional, mettant un terme à plus de 600 jours de paralysie politique. La coalition réunira sept partis, combinant formations de gauche et de droite.
Le président du Mouvement réformateur, Georges-Louis Bouchez, dont le parti est arrivé en tête dans la région, a officialisé l’entente devant la presse. Le Parti socialiste rejoint cette majorité, constituant l’ossature francophone de l’exécutif. Côté néerlandophone, quatre partis, dont les écologistes de Groen et les libéraux flamands d’Anders, complètent la coalition.
L’accord intervient après trois jours de négociations intenses, marquées par des vétos croisés et la nécessité d’écarter certains partis jugés extrêmes, notamment l’Alliance néo-flamande. La capitale, qui compte 1,2 million d’habitants, était privée de gouvernement depuis les élections régionales de juin 2024, empêchant l’adoption d’une trajectoire budgétaire et la réalisation de plusieurs investissements.
La coalition doit désormais obtenir l’aval des instances internes de chaque parti avant d’entrer officiellement en fonctions. Cette impasse dépasse la précédente crise fédérale de 2010-2011, durant laquelle la Belgique était restée 541 jours sans gouvernement.


