La police de Nouvelle-Galles du Sud (NSW) a reconnu jeudi avoir autorisé des fidèles musulmans à accomplir leur prière après les avoir évacués de force pendant une manifestation contre la visite du président israélien, Isaac Herzog.
Selon les autorités, un officier supérieur avait donné l’autorisation au groupe de prier sur la place de Town Hall, mais la communication n’a pas été clairement transmise aux autres agents en charge de la dispersion. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent des policiers traînant les fidèles pendant leur culte.
Le commissaire de la NSW, Mal Lanyon, a présenté ses excuses pour toute offense causée, soulignant que l’intervention policière ne visait aucune religion en particulier. Le secrétaire de la Lebanese Muslim Association, Gamel Kheir, exige des excuses publiques similaires du Premier ministre Chris Minns, qui a réaffirmé son soutien à la police.
L’incident a provoqué de vives critiques, avec des appels à une enquête indépendante de la part de la députée Allegra Spender et de l’envoyé spécial pour la lutte contre l’islamophobie, Aftab Malik. Le Conseil national australien des imams a dénoncé l’intervention comme « choquante et inacceptable ».
La manifestation s’inscrit dans un contexte de tensions autour de la guerre à Gaza, où plus de 72 000 Palestiniens ont été tués depuis octobre 2023, selon les autorités locales.


