Onze corps ont été découverts dans un conteneur à Toamasina. Les victimes, dont un bébé de six mois et deux femmes, s’y étaient réfugiées pour échapper au cyclone Gezani. Le drame s’est produit dans cette ville portuaire de la côte Est, frappée de plein fouet par le phénomène tropical.
Selon des sources locales, les défunts étaient des migrants venus d’une autre région pour travailler. Sans logement, ils auraient choisi ce conteneur installé en bord de mer comme abri de fortune. Des riverains expliquent que la structure n’a pas résisté à la violence des vents au moment où le cyclone a touché terre. Le conteneur aurait été projeté, aurait effectué plusieurs tonneaux avant d’être emporté par les eaux.
Des témoins évoquent la présence d’objets lourds à l’intérieur, susceptibles d’avoir causé des blessures mortelles. Une personne reste portée disparue et fait l’objet de recherches, d’après les dernières informations disponibles.
Ces décès portent à 31 le nombre de morts enregistrés après le passage du cyclone tropical intense Gezani. Le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC) fait également état de plus de 250 000 sinistrés. Le cyclone est entré par Toamasina dans la soirée du 10 février avant de ressortir par le sud-ouest vers le canal du Mozambique.
Malgré son éloignement des côtes, les autorités météorologiques maintiennent l’alerte. Des pluies persistantes sont encore attendues dans plusieurs régions du pays, ce qui fait craindre de nouveaux dégâts.



