Adam Mosseri, patron d’Instagram, doit témoigner mercredi 11 février dans un procès majeur consacré à l’addiction aux réseaux sociaux. Il devient le premier dirigeant de la Silicon Valley à comparaître devant un jury californien dans cette affaire qui pourrait faire jurisprudence aux États-Unis.
Ce procès test oppose Meta et YouTube à Kaley G.M., une Américaine de 20 ans. Sa plainte a été retenue parmi des milliers d’autres accusant les plateformes d’exploiter des mécanismes favorisant le visionnage compulsif, notamment via les algorithmes de personnalisation. Mark Zuckerberg est attendu à la barre le 18 février, tandis que le patron de YouTube, Neal Mohan, doit témoigner la semaine prochaine.
L’accusation s’appuie sur le témoignage de la psychiatre Anna Lembke, qui compare l’usage des réseaux sociaux à une forme de dépendance, particulièrement chez les adolescents dont le cerveau reste en développement. Selon elle, une exposition précoce peut fragiliser l’autorégulation et favoriser d’autres conduites addictives.
La défense rejette ces accusations. Les avocats de YouTube et de Meta contestent toute intention de rendre les utilisateurs dépendants et estiment que les troubles évoqués relèvent de facteurs personnels ou familiaux. TikTok et Snapchat, également visés, ont conclu un accord confidentiel avant l’ouverture des débats.
Le procès doit se poursuivre jusqu’au 20 mars et pourrait influencer d’autres procédures en cours à travers le pays.




