Mali : l’État crée SOPAMIM S.A pour gérer ses parts minières

 

Le Mali se dote d’un nouvel outil stratégique pour renforcer le contrôle public du secteur extractif. Le Conseil des ministres a adopté, le 6 février 2026, les textes créant la Société de Patrimoine minier du Mali (SOPAMIM S.A.), une société anonyme détenue entièrement par l’État et chargée de gérer ses participations dans les sociétés minières.

Réuni au Palais de Koulouba sous la présidence du chef de l’État, le gouvernement a validé cette réforme sur proposition du ministre de l’Économie et des Finances. La SOPAMIM s’inscrit dans la mise en œuvre du Code minier de 2023, qui prévoit un renforcement significatif de la présence de l’État dans le capital des entreprises minières opérant sur le territoire national.

La nouvelle structure aura pour missions de détenir et d’administrer les parts publiques dans les sociétés minières, de prendre des participations stratégiques dans de nouveaux projets et de porter les intérêts des acteurs nationaux. Elle assurera également la centralisation du patrimoine minier public, jusque-là dispersé entre plusieurs entités administratives.

Pilier de l’économie malienne, le secteur minier représente plus de 75 % des exportations, environ un quart des recettes budgétaires et près de 10 % du produit intérieur brut. Le Mali figure parmi les principaux producteurs d’or en Afrique, avec une production annuelle dépassant 70 tonnes, faisant du métal jaune la première source de devises du pays.

Le Code minier adopté en août 2023 permet à l’État de détenir jusqu’à 30 % du capital des sociétés minières, à travers des participations gratuites et des options d’acquisition supplémentaires. La SOPAMIM est appelée à devenir l’instrument opérationnel chargé d’appliquer ces dispositions et d’assurer le suivi des intérêts financiers publics.

Les règles de fonctionnement, de contrôle et de reddition des comptes de la SOPAMIM devront être précisées par des textes d’application.

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