En République du Bénin, la Direction diocésaine de l’enseignement catholique de Dassa-Zoumè met en demeure une enseignante sous contrat à durée indéterminée suite à son admission au test AME, session 2025. Dans un courrier officiel adressé à Madame M.A. l’administration catholique demande une notification écrite de sa décision, dans un délai précis, face à une situation jugée incompatible avec son engagement contractuel en cours.
Selon la lettre signée par le directeur diocésain, le nom de l’enseignante figure désormais dans la base des Agents de l’État, susceptibles d’être déployés à tout moment. Une situation qui, lit-on dans le communiqué, soulève une interrogation majeure pour la DDEC, qui rappelle que l’intéressée est liée à elle par un contrat à durée indéterminée.
Face à cette double appartenance potentielle, la Direction diocésaine exige une prise de position claire. Elle enjoint l’enseignante à notifier par écrit la décision qu’elle entend prendre au plus tard le vendredi 6 février 2026. L’objectif affiché est de lever toute ambiguïté sur sa disponibilité et son engagement au sein de l’enseignement catholique.
Le courrier précise les conséquences d’une éventuelle rupture de contrat. En cas de départ volontaire, précise le communiqué, l’enseignante est tenue de respecter un préavis de trois mois. À défaut, elle devra verser une indemnité compensatrice équivalente à trois mois de salaire, conformément aux articles 53 et 55 du Code du travail. La DDEC évoque clairement la possibilité de poursuites judiciaires si ces dispositions ne sont pas respectées.
Toutefois, une porte reste entrouverte. La Direction diocésaine indique pouvoir dispenser l’enseignante du paiement de cette indemnité si son départ n’intervient qu’après le recrutement effectif de son remplaçant…




