Le Liban et la Syrie ont signé, vendredi 6 février, un accord prévoyant le transfert d’environ 300 prisonniers syriens détenus au Liban, une initiative présentée comme une étape majeure vers l’amélioration des relations entre les deux pays, longtemps marquées par des tensions politiques et historiques.
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| Le ministre syrien de la Justice, Mazhar al-Wais (gauche), et le vice-Premier ministre libanais, Tarek Metri, signent un accord d’échange de prisonniers à Beyrouth, le 6 février. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
L’accord a été annoncé à Beyrouth par le vice-Premier ministre libanais Tarek Mitri et le ministre syrien de la Justice, Mazhar al-Wais. Ce dernier a salué « une étape importante sur la voie de la justice », exprimant l’espoir d’une amélioration durable des relations bilatérales. Tarek Mitri a indiqué que les deux pays poursuivaient leurs discussions afin de résoudre d’autres dossiers sensibles, notamment celui des prisonniers restants.
Selon une source judiciaire, environ 2.250 Syriens, soit près d’un tiers de la population carcérale libanaise, sont détenus dans des prisons souvent surpeuplées. Les autorités syriennes réclamaient depuis longtemps le transfert d’une partie de ces détenus.
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| Le ministre syrien de la Justice, Mazhar al-Wais (gauche), et le vice-Premier ministre libanais, Tarek Metri (à droite), signent un accord d’échange de prisonniers à Beyrouth, le 6 février. |
| Photo : AFP/VNA/CVN |
Le gouvernement libanais envisage également de dissoudre le Haut Conseil libano-syrien, mis en place durant la période d’influence syrienne sur le Liban, et de revoir certains accords jugés déséquilibrés.
Les deux pays prévoient aussi de travailler sur la délimitation de leurs frontières terrestres et maritimes.
L’accord concerne principalement des prisonniers syriens condamnés au Liban et ayant purgé au moins dix ans de détention. Ils devront effectuer le reste de leur peine en Syrie. Certains détenus ont été jugés pour terrorisme ou attaques contre les forces libanaises, tandis que d’autres sont poursuivis pour appartenance à des groupes armés ou jihadistes impliqués dans la guerre civile syrienne.
Selon un responsable syrien, l’accord exclut les crimes de viol et de meurtre. Les prisonniers transférés auront toutefois la possibilité de demander un nouveau procès en Syrie, une fois les formalités consulaires finalisées.
AFP/VNA/CVN





