L’African Growth and Opportunity Act (AGOA), programme américain offrant un accès préférentiel au marché des États-Unis pour les pays africains, a été reconduit pour une année supplémentaire, rétroactivement, jusqu’à la fin 2026. Le dispositif avait officiellement expiré le 30 septembre 2025.
Cette prolongation, décidée sous la présidence de Donald Trump, vise à garantir la continuité des échanges commerciaux entre les États-Unis et les pays africains bénéficiaires, en attendant une possible réforme ou une reconduction de plus longue durée.
Créée en mai 2000 par le Congrès américain et signée par le président Bill Clinton, l’AGOA soutient les économies africaines en facilitant l’exportation de leurs produits vers le marché américain, sous réserve du respect des principes de l’économie de marché et de la bonne gouvernance.
Entre 2001 et 2015, le nombre de pays bénéficiaires est passé à 39, et les échanges commerciaux ont connu une forte croissance, atteignant près de 100 milliards de dollars en 2008, avant de se stabiliser autour de 50 milliards en 2014, les produits pétroliers représentant alors 69 % des exportations africaines vers les États-Unis dans le cadre de ce programme.
En 2015, l’AGOA avait déjà été prolongée jusqu’en 2025 par Barack Obama, son assistant au Commerce international qualifiant le programme de « pierre angulaire » des relations commerciales entre les États-Unis et l’Afrique.
La reconduction jusqu’à fin 2026 est perçue comme un signe du maintien de l’engagement commercial américain envers l’Afrique, même si plusieurs pays appellent à diversifier les exportations, encore très concentrées sur les hydrocarbures, pour renforcer l’industrialisation et l’emploi sur le continent.


