Côte d’Ivoire : la Poste dévoile sa nouvelle architecture institutionnelle

 

Le directeur général de la Poste de Côte d’Ivoire, Isaac Gnamba-Yao, a présenté la nouvelle architecture institutionnelle de l’entreprise publique à la tribune du Centre d’information et de communication gouvernementale consacrée aux services postaux en Côte d’Ivoire.

Cette réforme s’articule autour de quatre piliers stratégiques. Le premier repose sur la création d’une filiale dédiée à la logistique et au e-commerce, afin de mieux répondre aux besoins croissants de distribution. Le deuxième concerne PostFinance, appelée à renforcer l’inclusion financière et l’éducation économique des populations. Le troisième pilier porte sur le développement des e-services, dans la dynamique du « zéro papier », permettant aux usagers d’accéder à des documents administratifs numériques à partir des bureaux de poste. Le quatrième axe vise la valorisation du patrimoine immobilier de la Poste à travers la mise en place d’une société civile immobilière destinée à générer des ressources durables.

Selon Isaac Gnamba-Yao, cette nouvelle orientation fait de la Poste de Côte d’Ivoire un levier important de création d’emplois et d’amélioration de l’employabilité des jeunes. Il estime que le potentiel du e-commerce reste largement sous-exploité et que la Poste entend jouer un rôle central dans sa structuration au bénéfice de l’économie nationale.

Le directeur général a également tenu à rassurer l’opinion publique sur l’instauration de la boîte postale digitale obligatoire, adossée au numéro national d’identification à compter du 1er mars 2026, ainsi que sur la question du statut des chauffeurs-livreurs indépendants. Il a précisé que ces mesures ne traduisent ni une contrainte ni une volonté de sanction, mais répondent à l’inadéquation de l’ancien modèle postal face à la dématérialisation des services et aux exigences de rapidité et de traçabilité.

Concernant les jeunes livreurs et chauffeurs indépendants, Isaac Gnamba-Yao a affirmé que la Poste ne cherche pas à se substituer à eux. L’objectif est plutôt de structurer un écosystème logistique plus professionnel et équitable, en intégrant ces acteurs dans la chaîne de valeur. Des partenariats sont envisagés afin de leur offrir davantage de formation, de visibilité, de protection sociale et de garanties de traçabilité, tout en préservant l’emploi et l’initiative entrepreneuriale.

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