Journée mondiale contre le cancer : le Niger encourage le dépistage régulier

 

À la veille de la Journée mondiale contre le cancer, le Ministre nigérien de la Santé et de l’Hygiène publique, le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi, a exhorté la population nigérienne à se faire dépister régulièrement.

Selon lui, cette journée annuelle, organisée par l’Union Internationale Contre le Cancer en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Santé, vise à mobiliser les citoyens, les gouvernements et les organisations internationales autour du thème de cette édition : « UNIS par L’UNIQUE ».

Le ministre a rappelé que le fardeau mondial du cancer reste lourd, affectant physiquement, émotionnellement et financièrement les individus, les familles et les systèmes de santé. En 2022, l’OMS estime à 10 millions le nombre de décès liés au cancer, soit près d’un décès sur six, toutes tranches d’âge et sexes confondus.

Pour les enfants et les adolescents, 400 000 nouveaux cas de cancers pédiatriques sont diagnostiqués chaque année dans le monde, avec en tête la leucémie, les cancers du cerveau, les lymphomes, le néphroblastome, le neuroblastome et le rétinoblastome. Dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, environ 30 % des cancers sont liés à des infections telles que l’hépatite B, le papillomavirus humain (HPV) ou Helicobacter Pylori. Les comportements et facteurs alimentaires tabac, alcool, mauvaise alimentation, stress, sédentarité et obésité augmentent également les risques.

Le Médecin Colonel-Major Garba Hakimi a souligné que l’accès limité aux soins, les diagnostics tardifs, le coût élevé des traitements et l’abandon thérapeutique aggravent la mortalité. Au Niger, la situation se caractérise par une hausse annuelle des nouveaux cas, un retard dans le diagnostic, un manque de personnel qualifié et des infrastructures limitées.

Pour y répondre, l’État du Niger a créé le Centre National de Lutte contre le Cancer (CNLC), dont le plateau technique a été renforcé en 2025 avec l’installation d’un appareil de radiothérapie performant, permettant désormais un traitement complet du cancer dans le pays. Ce développement traduit, selon le ministre, l’engagement du gouvernement et du CNSP pour le bien-être des Nigériens.

Le pays met désormais l’accent sur la prévention et la détection précoce. Le CNLC dispose aujourd’hui d’une unité de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, d’un laboratoire d’anatomo-cytopathologie, d’un appareil de mammographie de dernière génération et d’un projet de TEP SCAN en cours de construction à l’Hôpital Général de Référence.

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