Le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a accusé mardi 3 février l’Érythrée d’avoir commis des « massacres » durant la guerre dans la région du Tigré. C’est la première fois qu’il formule publiquement de telles accusations contre son ancien allié, dans un contexte de fortes tensions entre Addis-Abeba et Asmara, selon l’Agence France-Presse.
Devant les députés éthiopiens, Abiy Ahmed a affirmé que les forces érythréennes se sont rendues responsables de massacres à Axoum et de pillages à Adwa, alors qu’elles combattaient aux côtés de l’armée fédérale éthiopienne. Le chef du gouvernement avait longtemps nié, puis tardé à reconnaître, la présence de soldats érythréens sur le terrain.
Pour rappel, le conflit du Tigré, qui a opposé le pouvoir fédéral aux autorités régionales entrées en rébellion, a fait au moins 600 000 morts entre novembre 2020 et novembre 2022, selon les estimations de l’Union africaine.



