Les transports publics allemands sont fortement perturbés lundi 2 février en raison d’un appel à la grève lancé par le syndicat ver.di, qui réclame des hausses salariales et de meilleures conditions de travail pour les salariés du secteur.
Partout dans le pays, à l’exception de la Basse-Saxe, métros, bus et tramways sont à l’arrêt, tandis que les trains continuent de circuler. Selon ver.di, près de 100.000 employés de 150 entreprises de transport urbain et interurbain sont concernés. Des manifestations sont prévues dans plusieurs villes, notamment à Hambourg et Sarrebruck.
Andreas Schackert, responsable du secteur bus et trains chez ver.di, a souligné à la chaîne publique ZDF que « si nous ne faisons pas grève pour de meilleures conditions de travail, les emplois resteront peu attractifs », rappelant les difficultés rencontrées ces dernières années.
À Berlin, la société de transport BVG a dénoncé des « actions disproportionnées » qui pèsent sur les usagers et a appelé à poursuivre les négociations plutôt qu’à bloquer le service. Plusieurs habitants ont exprimé leur frustration face aux perturbations, aggravées par le verglas et les températures très basses. Certains, comme le consultant Frank Ewert, ont dû renoncer à utiliser leur vélo pour se déplacer, tandis que d’autres, comme l’employée Martina Wichert, regrettent l’effet cumulatif des grèves et du froid.
Depuis novembre, ver.di discute avec les organisations patronales des communes pour améliorer les conditions des salariés des transports publics. Les revendications portent sur la réduction du temps de travail hebdomadaire, l’allongement des périodes de repos et l’attribution de primes plus avantageuses pour les horaires nocturnes et le week-end. Dans certains Länder, une augmentation salariale moyenne de 10 % est également envisagée.
Le syndicat souligne que les contraintes subies par les travailleurs des transports sont plus importantes que dans d’autres secteurs, s’appuyant sur une étude récente avec le réseau d’ONG Alliance climatique. En janvier, le secteur public avait déjà connu des grèves d’avertissement touchant universités, écoles et institutions, dans un contexte de pénurie de personnel et de baisse du pouvoir d’achat.



