Les autorités maliennes ont réaffirmé l’obligation pour tous les détenteurs d’armes et les entreprises privées de sécurité de se conformer au permis de port d’armes biométrique sur l’ensemble du territoire. Ce permis, en vigueur depuis plus d’un an, remplace les anciens permis papier désormais invalides, précise le communiqué du Secrétariat permanent de la lutte contre la prolifération des armes légères et de petit calibre, rattaché au ministère de la Sécurité et de la Protection civile.
Le rappel concerne les entreprises de gardiennage, de surveillance, de transport de fonds, de protection de personnes physiques, ainsi que les particuliers détenteurs d’armes des première, deuxième et troisième catégories. Les démarches de régularisation doivent être effectuées auprès des services compétents situés à Médina-Coura, à Bamako.
Le cadre légal repose sur la législation malienne adoptée dans les années 2000, complétée par des textes d’application. Le permis biométrique, valable cinq ans, permet l’enregistrement individuel des détenteurs et renforce la traçabilité administrative des armes légales, que ce soit pour les particuliers ou pour le secteur privé de la sécurité.
Les autorités rappellent que le non-respect de ces obligations expose aux sanctions prévues par la loi. En 2024, les forces de sécurité ont saisi 490 armes et 1 915 munitions, tandis que 78 armes et 2 686 munitions ont été déposées volontairement. Entre 2022 et 2023, environ 3 300 armes et munitions ont été récupérées, incluant saisies judiciaires et collectes.



