Élections couplées du 11 janvier au Bénin : Wilfried Léandre Houngbédji parle de plébiscite populaire

Face aux journalistes Ozias Sounouvou (Bénin TV) et Éric Guédenon (Canal3 Bénin), dans l’émission FOCUS, ce dimanche 1er février 2026, le Porte-parole du Gouvernement béninois, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est longuement exprimé sur les résultats des élections législatives et municipales et sur la place de l’opposition dans le paysage politique.

Le gouvernement béninois rejette toute remise en cause de la légitimité des dernières élections législatives et municipales. Pour Wilfried Léandre Houngbédji, les résultats traduisent sans équivoque la volonté du peuple et confirment l’adhésion majoritaire à l’offre de gouvernance actuelle.

Il rappelle que les scrutins se sont déroulés conformément aux prescriptions légales. Les partis ayant satisfait aux exigences de la loi, explique-t-il, ont pu compétir librement, battre campagne sur l’ensemble du territoire et mobiliser leurs électeurs. À l’arrivée, le verdict des urnes s’impose et doit être assumé par tous les acteurs politiques.

Sur l’absence du parti Les Démocrates au Parlement 10e législature, et dans les Conseils communaux, le porte-parole du gouvernement réfute toute idée d’exclusion. Il soutient que ce parti n’a pas été qualifié pour les municipales faute d’avoir présenté une liste complète à la Cena, ce qui l’a automatiquement disqualifié. Le même constat est dressé concernant l’incapacité à désigner un duo présidentiel.

S’agissant des législatives, Wilfried Léandre Houngbédji estime que les résultats ont mis en évidence le poids réel des forces politiques. Malgré un discours se revendiquant majoritaire, le principal parti d’opposition est resté minoritaire dans l’opinion, analyse WLH. Les deux formations soutenant l’action gouvernementale ont recueilli près de 80 % des suffrages exprimés, un score que l’exécutif qualifie de plébiscite.

Le porte-parole reconnaît que le score d’environ 16 % obtenu par LD reste significatif. Toutefois, la loi électorale exige un minimum de 20 % dans chaque circonscription pour accéder à l’Assemblée nationale. Ce seuil n’ayant pas été atteint dans la majorité des circonscriptions, l’absence de représentation parlementaire découle directement des règles en vigueur.

Pour illustrer son propos, Wilfried Léandre Houngbédji évoque des systèmes électoraux étrangers, notamment celui des États-Unis, afin de souligner que chaque démocratie adopte des mécanismes adaptés à son contexte. Selon lui, ces règles peuvent évoluer, mais elles ne sauraient être qualifiées d’anti-démocratiques.

Au final, le gouvernement voit dans ces élections un message clair des électeurs. Ceux-ci auraient exprimé leur attachement à un Bénin tourné vers l’avenir et leur refus d’un retour au modèle d’avant 2016. Une lecture qui, pour l’exécutif, consacre la maturité démocratique du peuple béninois.

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