Le Niger a été secoué dans la nuit du 28 au 29 janvier par une attaque armée contre la base aérienne 101, située à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey. Le président nigérien Abdourahamane Tiani s’est rendu sur place pour saluer l’efficacité des forces de défense et de sécurité, ainsi que l’appui de partenaires russes, qui ont permis de neutraliser rapidement vingt assaillants et d’arrêter onze autres. Aucun passager ni membre d’équipage n’a été blessé malgré des tirs ayant touché trois avions civils, dont un Airbus A319 d’Air Côte d’Ivoire.
Dans un discours ferme, Tiani a mis en garde les États et personnalités qu’il considère comme ayant soutenu ces mercenaires, citant notamment les présidents Emmanuel Macron (France), Patrice Talon (Bénin) et Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire). Il a réaffirmé la vigilance du Niger face à toute ingérence extérieure et appelé la population à soutenir les forces de sécurité et à signaler tout comportement suspect.
La réaction du Bénin, portée par le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, n’a pas tardé à venir. Il a relativisé les accusations, comparant le pays à un « premier de la classe » souvent confronté à la jalousie et aux critiques. Le porte-parole a rappelé que les performances du Bénin attirent l’attention dans la sous-région et au-delà et que même les Nigériens rejettent largement les accusations visant Cotonou.
Le gouvernement béninois a insisté sur la retenue et la sagesse : ne pas répondre à la provocation par la provocation. Il a réaffirmé son engagement à assurer la sécurité des populations et la protection de l’intégrité du territoire, tout en maintenant le cap du progrès et des ambitions du pays. Pour le Bénin, l’objectif reste clair, avancer sereinement et rester en tête dans tous les domaines, aujourd’hui comme demain.



