Incident armé à l’aéroport de Niamey survenu dans la nuit de mercredi à jeudi : un appareil d’Air Côte d’Ivoire touché

Un avion de la compagnie Air Côte d’Ivoire a été endommagé par des tirs dans la nuit de mercredi à jeudi à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, théâtre de violents incidents armés. Aucune victime n’a été signalée à ce stade.

Selon plusieurs sources concordantes, des échanges de tirs et des explosions ont été entendus aux abords de la plateforme aéroportuaire peu avant minuit, provoquant une forte tension dans les quartiers voisins. Les détonations, décrites comme intenses par des témoins, auraient duré près de deux heures avant un retour progressif au calme dans la matinée du jeudi 29 janvier 2026.

Des images relayées sur les réseaux sociaux montrent des lueurs dans le ciel nocturne, sans que leur authenticité n’ait pu être confirmée de manière indépendante. Des agences internationales font également état d’un déploiement renforcé des forces militaires autour du site, placé en état d’alerte.

Dans un communiqué transmis à la presse, Air Côte d’Ivoire a confirmé qu’un Airbus A319 stationné sur le tarmac au moment des faits a été atteint au niveau du fuselage et de l’aile droite. La compagnie précise qu’aucun passager ni membre d’équipage ne se trouvait à bord de l’appareil, écartant ainsi tout bilan humain.

Une inspection technique est en cours afin d’évaluer l’ampleur des dégâts, ce qui pourrait entraîner une immobilisation prolongée de l’aéronef et des ajustements dans la programmation des vols.

Au lendemain des événements, le président nigérien, le général Abdourahamane Tiani, s’est rendu sur place, accompagné de responsables civils et militaires, pour s’enquérir de la situation sécuritaire. Aucune communication officielle n’a toutefois été faite sur l’origine des tirs ni sur les circonstances exactes de l’incident.

Situé à proximité d’installations militaires et d’une base de l’armée de l’air, l’aéroport de Niamey constitue une zone stratégique sensible, dans un pays confronté à des défis sécuritaires persistants depuis la prise de pouvoir par les militaires en juillet 2023.

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