Raphaël Glucksmann a confirmé, ce lundi 26 janvier, qu’il ne prendra pas part à la primaire initiée par une partie de la gauche en vue de la présidentielle de 2027. L’eurodéputé propose en alternative à ses partenaires socialistes de travailler à l’élaboration d’une plateforme politique commune.
Invité sur BFMTV-RMC, il a réaffirmé sa position, estimant que cette primaire refuse de trancher entre deux orientations opposées de la gauche. D’un côté, il pointe le courant incarné par Jean-Luc Mélenchon, qu’il associe au populisme, à la radicalisation du débat public et à une remise en cause du projet européen. De l’autre, il défend une gauche sociale-démocrate assumant la volonté de gouverner et un engagement pro-européen clair.
Selon lui, l’affirmation distincte de ces deux pôles est nécessaire pour créer de véritables dynamiques électorales. Il juge par ailleurs que la primaire annoncée débouchera sur une candidature consensuelle, incapable de rassembler largement, et qui finirait par nouer des accords avec La France insoumise après un échec à la présidentielle.
La primaire de la gauche non mélenchoniste a été officiellement lancée le 24 janvier à Tours, avec un scrutin prévu le 11 octobre prochain. Le Parti socialiste, traversé par des divergences internes, n’a pas encore arrêté sa position sur une éventuelle participation.
Raphaël Glucksmann estime enfin qu’une partie significative des acteurs engagés dans cette primaire reste favorable à des alliances avec Jean-Luc Mélenchon, notamment chez les écologistes. Il appelle plutôt à construire un projet commun centré sur des priorités fortes, comme l’éducation, qu’il place au cœur de sa vision politique, dénonçant notamment la dégradation du système scolaire et la faible rémunération des enseignants en France au regard du PIB.



